Histoire de la médecine des bêtes

Voici l’un des premiers porteurs du titre de Médecin des bêtes, qui est même dit médecin de bestial. Il s’agit de François Bouttier dans la Sarthe. Je vous propose d’abord son mariage en 1766, puis, l’histoire de la médecine des bêtes, née de la maréchallerie en 1761.

  • la mariage de François Bouttier en 1766
  • « Coulans-sur-Gée, le 24 novembre 1767, après les fiançailles et trois publications de bans canoniquement faites par trois dimanches tant aux prônes de nos grandes messes que ceux de St Antoine de Rochefort sans empeschement ni oppositions quelconques venus à notre connaissance ni à celle de monsieur le desservant de St Antoine de Rochefort, ayant la main-levée d’une opposition à luy faite par les chirurgiens de la Ferté-Bernard suivant son certificat en date du 23 novembre 1767, signé Baguenier prêtre, nous prêtre vicaire de cette paroisse avons conjoint en mariage François Bouttier fils de défunts Julien Bouttier et Louise Combis, et Jaquine Lezé fille de René Lezé et de Jaquine Bachelot, et ce en présence de Julien, Louise et Marie Bouttier frère et sœurs de l’époux, des père et mère de l’épouse, de René, Emmanuel, Pierre, François et Marie frères et sœurs de l’épouse, et de plusieurs autres. Signé : R. Lezé, François Bouttier, Pierre Lezé, René Lezé le jeune, Simon Launay, René Lezé, L. Focus, F. Legoust, Perrine Domédé, R. Courbis, Romain Poullet, F. Vallée, J. Courbis, Emmanuel Lezé, A. Guion, François Poillet, Gravier. »
    Puis, sur l’acte de naissance de sa fille, François Bouttier est dit « médecin de bestial »

  • Histoire de la médecine des bêtes
  • in Dictionnaire encyclopédie universelle, B. Dupiney de Vorepierre, 1876
    Vétérinaire : (latin veterina, bêtes de somme). Celui qui connaît et qui traite les maladies des chevaux et des bestiaux. Médecin des bêtes.
    On donne le nom d’Art ou de Madecine vétérinaire à l’ensemble des connaissances nécessaires pour prévenir et guérir les maladies des animaux. La médecine vétérinaire est aussi ancienne que la médecine de l’homme. Du moment en effet que l’homme eut soumis les animaux à son ampire, qu’il eut compris les immenses avantages qu’il pouvait en tirer, il dut être conduit à chercher des remèdes à des maladies qui le privaient de ces utiles serviteurs. Mais, à l’origine, cette branche de l’art de guérut fut abandonnée à l’empirisme le plus grossier. Aristote, Pline et les anciens ne nous ont transmis que des erreurs sur ce sujet ?
    Végèce, qui le premier a traité d’une manière spéciale de la médecine des animaux, et après lui, Colomelle, ne nous offrent guère qu’un répertoire des préjugés répandus à cet égard dans l’antiquité.
    Au moyen-âge, lorsqu’on commença à protéger le pied des animaux par la ferrure, les maréchaux chargés de ce soin devinrent les médecins de ces quatrupèdes, et, par suite, de tous les animaux domestiques. En conséquence, la maréchalerie et l’art vétérinaire furent confondus et rangés parmi les professions mécaniques.
    Il faut arriver aux temps modernes pour trouver des ouvrages écrits d’après une méthode rationnelle et purgés, au moins en partie, des absurdités qui les remplissaient jusques là. Ruini, Solleysel et Lafosse commencèrent cette réforme en ce qui concerne l’Hippiatrique, c’est-à-dire cette partie de la médecine vétérinaire qui s’occupe spécialement des chevaux, mais les autres parties de l’art restaient dans l’enfance.
    Tel était l’état des choses lorsque Bourgelat obtint l’autorisation de fonder à Lyon, en 1761, une école dont l’objet spécial devait être le traitement des animaux malades. Le succès de cette création lui merite bientôt le titre d’Ecole royale vétérinaire. En 1766, un nouvel établissement du même genre fut créé à Alfort, près de Paris. Enfin, à ces deux écoles on en a joint, en 1828, une troisième dont le siège est à Toulouse. Grâce à cet enseignement et aux travaux persevérants d’hommes tels que Chabert, Flandrin, Gohier, Girard, Huzard, Rodet, Dupuy, Hutrel d’Arboval, Renault, Magne etc…, l’art vétérinaire a pris, dans les sciences médicales, le rang qui lui est légitimement dû, et les services qu’il a rendus depuis près d’un demi siècle ne permettent plus de contesté son utilité.

  • mes commentaires sur ce François Bouttier
  • Il semble au vue de ce qui précède que François Bouttier ait été à Lyon dans cette école nouvellement crée par décision royale à Lyon, et qu’il fasse partie de ces tous premiers diplômés de la médecine des bêtes.
    Il semble qu’une corporation de chirurgiens ait pris ombrage de ce titre de médecin, et ait entamé une quelconque procédure visant sans doute à lui interdire le titre de médecin devant celui de médecin des bêtes. Cette corporation n’avait sans doute pas encore entendu parler de la décision royale de 1761, mais a dû abandonner ses poursuites lorsqu’on lui a signifié l’existence officielle du titre de médecin des bêtes.
    Je ne pense pas que François Bouttier ait soigné un humain dans ce différent avec la corporation des chirurgiens de la Ferté-Bernard, je pense seulement que le titre de médecin ait été jalousé par cette corporation, habituée au terme de maréchal, et jugeant sans doute cet art mineur par rapport au sien.
    Je ne pense pas non plus qu’un simple maréchal, non passé par l’école royale de Lyon (Alfort est trop tard pour avoir été fréquentée par François Bouttier), ait porté le titre de médecin des bêtes en 1766, et je suppose, mais là je n’ai pas la certitude, que ce titre fut réservé aux diplômés des écoles royales, donc celle de Lyon en 1761 d’abord puis celle d’Alfort qui suit en 1766.

    En conclusion, la Sarthe a pris le meilleur soin de ses animaux très tôt, grâce à de véritables diplômés. Il est vrai qu’on raconte (enfin les mauvaises langues) que dans certaines campagnes, à l’époque où la Sécurité Sociale n’existait pas, on avait plus rapidement recours au médecin des bêtes qu’à celui des hommes… tant on tenait à ses bêtes…

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    Accord entre les héritiers de Nicolas Allaneau sieur de Bribocé, Pouancé 1625

    La famille ALLANEAU a laissé de très nombreuses traces chez les notaires, et je vais toutes vous les mettre ici au fil des jours. Ces actes m’ont servi autrefois de preuves de filiations pour établir mes travaux sur les ALLANEAU et vous aurez la retranscription de toutes ces preuves.

      Voir mon étude de la famille ALLANEAU

    J’ai trouvé l’acte qui suit aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici ma retranscription : Le 14 juillet 1625 par devant Louis Couëffé notaire royal Angers furent présents establis et duement soubzmis Me François Leroyer advocat au siège présidial de ceste ville y demeurant paroisse de St Michel du Tertre, mary de Charlotte Allaneau, tant audit nom qu’ayant les droitz de Nicolas, René & François les Alaneaux, Me Georges Menant mary de Nicolle Alaneau et curateur de Julien Alaneau fils mineur de défunt René Alaneau comme il a fait aparoir par actes du 7 décembre 1622 et 1er mai 1624 et par sentence donnée par le lieutenant général d’Anjou le 30 mai 1625, et encore procureur et se faisant fort de Me Jean Gault mary de Françoise Alaneau, tous lesd. Alaneaux enfants et héritiers de défunt Nicolas Alaneau sieur de Bribocé d’une part,
    et Me Clément Alaneau prêtre et Me Guillaume Bruneau advocat à Pouancé y demeurant paroisse Saint Aubin, et mesme comme procureur de honorable femme Marguerite Durand leur mère veufve en 1ères nopces de défunt Me René Alaneau et en 2es noces de défunt Me Pierre Charruau chastelain de la baronnye dudit Pouancé, comme ils ont fait aparoir par procuration passée par Planté notaire de lad. Baronnye portant en substance pouvoir de faire passer ce qui s’ensuit d’autre part,
    lesquelz esdits noms confessent avoir accordé et compté les intérests de 687 livres de principal et despens, le tout en quoy lad. Durand a été condemnée vers ledit Leroyer et consortz par sentence donnée en la sénéchausée d’Anjou le 26 mars 1623 et confirmation d’icelle du 10 mai dernier, à 813 livres de principal, faisant avec les 687 livres la somme de 1 500 livres tz
    pour laquelle lesd. Me Clément Alaneau et Bruneau esdits noms ont vendu et par les présentes vendent et constituent la somme de 93 livres 15 sols de rente payable par ladite Durand ses hoirs audit Leroyer chacun an en sa maison en ceste ville jour et date du premier payement commencant d’huy en un an prochain venant et à continuer, laquelle somme assignée sur tous et chacun les biens de ladite Durand, meubles et immeubles, rentes et revenus quelconques présents et futurs quelque part qu’ils soient situéz et assis et particulièrement sur la métairie apartenances et deppendances des Rues à elle appartenant à Cossé province du Mayne

    In Angot, t3. p.473 fief avec féages à Cossé-le-Vivien, s’étendant en Nuillé-sur-Vicoin. Passe d’après la généalogie de Quatrebarbes des Chamaillard aux Cherochin, puis aux Quatrebarbes aux XIIIe & XIVe. Gilles Quatrebarbes époux de Marie Couliette vend les féages à Guillaume Hay en 1407. Cette terre noble acquise en 1720 de Jacques Paillard notaire à Craon par Charlotte Maréchal Ve de N. de Cherbonnier de Denazé … (t4 p. 809)

    avec pouvoir audit Leroyer ses hoirs d’en faire déclarer toutefois et quantes plus particulière assiette qu’elle sera tenue luy bailler et fournir déchargée de tout autre hypothèque sans que la général et spécial hypothèque puissent se préjudicier, ains confirmant et approuvant l’un l’autre
    et ladite Durand ses hoirs de l’amortir quand bon luy semblera pour 1 500 livres et icelle sortant leur effet ladite Durand demeurera entièrement quite vers ledit Leroyer esdits noms des 687 livres de principal intérêts d’icelle du passé jusqu’à ce jour et dépens à quelque somme qu’ils puissent monter sans déroger néanmoins aux droitz actions et hypotèques à luy acquis, lesquelz il rendra à ladite Durand ayant été entièrement payé et satisfait,
    a ledit Leroyer dict faire et consentir les présentes sans préjudice de ses droitz contre ses cohéritiers pour despens par luy faitz, même de reprendre par préférence sur la somme de 1 500 livres les frais dudit procès qu’il dit avoir déboursés pour le tout sur les partz de ceux desquels il n’a les droits et à proportion de ce qu’il en était tenu suyvant leurs procurations,
    et pareillement lesdits Mes Clément Alaneau et Bruneau ont protesté esdits noms pour le recours de ladite Durand de la somme de 1 500 livres en tout ou partye ainsy qu’elle vera être à faire fors néanmoins contre ledit Leroyer et consortz,
    qui a été stipulé et accepté par les partyes etc obligent etc mesme lesdits Me Clément Alaneau et Bruneau esdits noms les biens et choses de leur dite procuration présents et futurs à prendre vendre etc et ont iceulx Me Clément Alaneau & Bruneau esleu leur domicile irrévocable en la maison de Me Laurent Gault « le Jeune » adcoxat au siège présidial de ceste ville pour y recevoir tous actes de justice requis,
    fait à nostre tablier présents ledit sieur Gault et Yves Myette
    signé Gault, Bruneau, Allaneau, Leroyer

    Procuration attachée : Le samedi 12 juillet 1625 en la cour de la baronnie de Pouencé endroit par devant nous Jehan Planté notaire d’icelle personnellement establie honorable femme Marguerite Durand veuve en 1ères noces de défunt Me René Alaneau et en 2èmes nopces de défunt Me Pierre Charuau chastelains de la baronnye de Pouancé, demeurant en cette ville,
    nomme Me Clément Allaneau prêtre son filz et Me Guillaume Bruneau advocat à Pouancé son gendre ses procureurs, avec pouvoir spécial d’accorder et transiger avec Me François Leroyer mary de Charlotte Allaneau tant audit nom que comme ayant les droitz de Nicolas, René & François les Allaneaux, Me Jehan Gault mary de Françoise Allaneau et Me Georges Menant mary de Nicolle Allaneau, de tous lesquelz il sera garend du contenu en la sentence rendue au siège présidial d’Angers au profict des susd. le 26 mai 1623 confirmé par arrest de nos Sgrs de la court de parlement de Paris le 6 mai dernier, à telle somme que sesdits procureurs pouront composer et accorder tant pour le principal de lad. rente intérestz que despens,
    et a donné pouvoir à ses procureurs de passer contrat de constitution de rente aud. Leroyer pour la somme à laquelle sesdits procureurs auront composé et accordé, hypotéquer tous ses biens meubles et immeubles, particullièrement la métairie appartenances & despendances des Rues à elle appartenant à Cossé pais du Maine, sans que le général se puisse nuire ny préjudicier
    fait et passé en la maison de ladite constituante présents Pierre Daupley sergent, Macé Dubois praticien à Pouencé et Pierre Douesneau tailleur d’habitz demeurant au bourg de StAubin-de-Pouencé
    Signé Planté, la constituante a dit ne savoir signer » ;

    Ratiffication attachée : Le 24 juillet 1625 par devant Jehan Planté notaire de la cour de la baronnye de Pouancé, Margueritte Durand veuve en 1ères noces de défunt Me René Alaneau et en 2es de défunt Me Pierre Cheruau chatellains de ladite Baronnye demeurant en ceste ville,
    laquelle après que nous luy ayons fait lecture de l’accord fait entre Me François Leroyer advocat à Angers mary de Charlotte Alaneau et comme aiant les droitz de Nicolas, René et François les Alaneaux, Me Georges Menant mary de Nicolle Alaneau et curateur de Jullien Alaneau fils mineur dudit défunt René Alaneau et encore comme procureur et soy faisant fort de Me Jehan Gault mary de Françoise Alaneau, tous lesdits Alaneaux enfans et héritiers de défunt Nicolas Alaneau sieur de Bribocé d’une part,
    et Me Clément Alaneau prêtre & Me Guillaume Bruneau advocat audit. Pouancé fils et gendre de ladite établye et ses héritiers d’autre part (elle ratiffie tout ce que dessus)

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    Frais d’arpentage des terres saisies sur Amaury Allaneau, Pouancé 1625

    Voici des honoraires d’un sergent royal qui a fait saisir des biens et a dû arpenter et borner pour l’adjudication. Ces frais sont à la chage de l’adjudicataire.

      Voir mon étude de la famille GAULT

    J’ai trouvé l’acte qui suit aux Archives du Maine-et-Loire, série 5E6 – Voici ma retranscription : Le 2 juin 1625 avant midy par devant nous Louys Couëffe notaire royal à Angers, furent présents establis et deuement soubzmis Me Baptiste Janvier sergent royal demeurant en la paroisse de St Michel-du-Boys d’une part,
    et honorable homme Louys Gault sieur de Beauchesne marchand demeurant à Pouancé d’autre,
    lesquels confessent avoir esté d’accord de ce qui s’ensuit, à savoir que sur la somme de 88 livres pour l’arpentage et bournage du fief cens rentes et devoirs du Petit Saint Mars et de la Douestais, partie de la métayrie de la Rivière, saisiz sur les héritiers de défunt Amaury Allaneau, faite par ledit Janvier suyvant le rapport par lui fait et adjugéz audit sieur de Beauchesne, ledit sieur de Beauchesne lui a présentement payé 8 livres qu’il a reçu et les 60 livres que ledit sieur de Beauchesne a déduits audit Janvier pour 32 livres qu’il lui devait par obligation passé sous la court de Pouancé &et autre obligation, sans préjudice du surplus,
    a été convenu que ledit sieur de Beauchesne demeurant adjudicataire desdites choses il sera taxé de ses bournages sous le nom dudit Janvier, lequel à cette fin en fait cession et transport et le subroge en ses droits pour ladite somme de 68 livres, ledit Janvier sera tenu lui fournir le surplus
    fait à notre tablier à Angers présents Me Nicolas Chardonnet et René Myette clercs audit lieu tesmoins
    Signé Gault, Janvier, Chardonnet, Myette, Couëffé

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