Bail de la seigneurie de la Faucille, 1587

Pendant les guerre de religion, la famille de la Faucille baille ses terres à ferme.
Selon le dictionnaire de C. Port, 1ère édition :

la Faucille, commune de l’Hôtellerie-de-Flée : ancien fief et seigneurie avec castel, vaste parc et pont sur l’Oudon, précédé jusqu’à la grande route d’une longue avenur (Cassini). – C’est le manoir patrimonial de la grande famille dont le nom se rencontre si souvent dans ces pays au courant des guerres du 16e siècle. Ses plus anciens titres originaux, produits pour une montre de noblesse, remontent à une alliance avec les Vendôme en 1518. Le 18 décembre 1531, René de la Faucille y fonda une chapelle, en constituant 15 livres de rente pour le chapelain sur sa terre du Bois-Savary. Ses descendants figurent jusqu’au milieu du 17e siècle au premier ranf du parti huguenot.

  • L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E7
  • Voici la retranscription de l’acte : Le 29 août 1587 après midy, en la court du roy nostre sire à Angers endroit par davant nous Mathurin Grudé notaire de la dite court personnellement estably noble homme Pierre de La Faucille écuyer Sr de St Aubyn et y demeurant paroisse de St Aubin du Pavoil, tant en son nom privé que pour et au nom et soy faisant fort de noble homme Jehan de La Faucille aussi écuyer Sr dudit lieu, promettant luy faire avoir agréable ces présentes et en fournir et bailler au preneur cy-après nommé dedans ung an prochain venant à peine de tous respens dommages et intérests ces présentes néanmoings, d’une part
    et honneste jomme Aumaury Doucher marchand à présent fermier de la terre et seigneurie de la Faucille tant en son nom que soy faisant fort de Renée Locherye sa femme promettant aussy luy faire avoir agréable ces présentes et en fournir et bailler audit Sr de St Aubin lettres de ratiffication et obligation bonnes et vallables …,
    chacun d’aux seul et pour le tout, confessent avoir fait et font entre eulx le bail et prinse à ferme qui s’ensuit, c’est à savoir que ledit sieur de Saint Aubin esdits noms a baillé et baille par ces présentes audit Doucher aussi esdits noms qui a prins et accepté audit tiltre de ferme et non autrement pour le temps et espace de 5 années et cinq cueillettes entières et consécutives suivant l’une l’autre la première anné finissant au 18e jour de ce mois et an qu’on dira 1588 et à continuer pendant lesdites 5 années,
    ladite terre fief et seigneurie de la Faucille tant en maisons courtz jardrins parc (le mot est rare à l’époque, c’est la première fois que je le rencontre) vergers et moulins et rivière, mestairies, closeries, vignes, prez, pescheries, estangs, boys, cens rentes et debvoirs et des proffictz et esmolluements de fief comme toutes lesdites choses se poursuivent et comportent sans aucune chose en réserver ne excepter et tout ainsy que ledit sieur en jouist et tient par bail à ferme qui lui a esté judiciairement fait quoique soit au nom de Jehan Doucher son oncle dont il a les droits pour en jouir et user desdites choses pendant ledit temps de ladite terre comme ung bon père de famille sans rien demollir ni détériorer, faire et faire faire les vignes de leurs façons ordinaires .. (suite comme tous les baux…)
    ceste baillée et prinse à ferme faite pour en payer et bailler par ledit preneur audit sieur de St Aubin esdits nms par chacun desdites années la somme de 500 escuz deux tiers, vallant 1 550 livres tournois payables ladite ferme en deux termes égaux payables à la Toussaintz et Pasques le premier paiement à la feste de Toussaint la ladite année 1588 et à continuer (c’est une grosse somme annuelle !)
    a esté convenu que ledit bailleur fera mettre les moullins et chaussés de l’estang de la Vaussenerye en sorte que lesdits moullins puissent poudre dorénavant ensemble et simultanément en ce cas ledit preneur payera les réparations sur le prix de sa ferme etc…

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    Sécheresse l’été 1690, plus d’eau dans les étangs

    Autrefois le poisson d’eau douce comptait beaucoup dans l’alimentation, notamment pour le carême, période durant laquelle la viande était interdite.
    Ici, nous avons le procès verbal d’une sécheresse en 1676, ayant entraînée l’asséchement de l’étang de la Touche et la mort des poissons.

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de la Mayenne, série 3E1/484 – Voici la retranscription de l’acte : Le 29 août 1676 après midy, par devant nous Etienne Le Barbier notaire immatriculé à Craon y demeurant ont comparu en leurs personnes chacun d’honorable homme François Hervé marchand hôté, Daniel Malheur marchand demeurant audit Craon et Claude Mauxion marchand fermier demeurant au petit fauxbourg Château-Gontier dudit Craon, le tout en la paroisse de Saint-Clément,
    lesquels en conséquence du renvoi fait devant nous pour faire leur rapport de l’estat de l’estang de la Touche dépendant de cette baronnie sur la requeste présentée à monsieur le juge des eaux audit Craon le 28 de ce mois par Louis Gaignard sous fermier dudit estang aux fins de faire faire procès verbal de montrée d’iceluy,
    lesquels séparément enquis de dire vérité et de faire leur rapport de l’état dudit estang ce qu’elles ont promis faire
    ont concordément dit et rapporté après avoir vu et visité ledit estang qu’il est tout à sec, gasté et ouvert environ d’un pied en fond et qu’il n’y a pas dans le ruisseau dudit estang proche la bonde plus de trois à quatre pipes d’eau qui est verte et tournée, et leur avoir apparu que tout le peuple de carpe qui y avait esté mis est mort sur l’eau et n’avait vu autres poissons que quelque peu d’anguille dont partie est morte et l’autre sur la vase et avons vu dans le ruisseau un peu au-dessus de ladite bonde queque peu de peuple de carpe qui restait pas encore mort mais qui n’en vault pas mieux et ce qu’il ne pourra pas estre un jour vivant et que le tout est arrivé à cause de la grande sécheresse arrivée en l’année présente et leur avait apparu qu’il n’ay a aucune fuite d’eau pour remplir ledit estang depuis trois mois ou environ
    et pour la perte et dommage du peuple qui a esté mis dans ledit estang, chenille et brochet, six gardons et tanches que pour peuple qu’il conviendra pour remplir ledit estang lorsqu’il y aura de l’eau, il appartient la somme de 400 livres et ne le vouloir faire à moins, (c’est une perte considérable !)
    lecture à eux faite de leur rapport cy-dessus ont dit contenir vérité, n’y vouloir augmenter ni diminuer y ont persisté ledit Hervé signé, lesdits Mauxion et Malher déclarent ne scavoir signer de ce enquis et sommé de ce faire suivant l’ordonnance
    fait et passé audit Craon en notre estude en présence de vénérable et discret Me Mathurin Houdemon prêtre demeurant au lieu de Rimechard et honneste homme René Allard marchand demeurant au village de St Eutrope le tout en ladite paroisse Saint Clément témoins à ce requis et appelés
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    Paléographie : lettre I et J

    Le Robert 2009 dépoussière l’orthographe traditionnelle avec de nombreux mots écrits de manières différentes.
    Exemple : on pourra choisir entre «charriot» et «chariot»
    Si j’ai bien compris le raisonnement, il s’agit de constater que la langue française a évolué, et il n’y a pas de raison que cela s’arrête.

    Je lis si souvent le 16e et le 17e siècle que je suis bien d’accord avec ce point de vue : cela a beaucoup évolué par le passé. Alors pourquoi s’arrêter là ?

    Ainsi, aujourd’hui, je réponds à une demande qui va concerner l’histoire des lettres I et J autrefois.
    Voici d’abord la demande de lecture du prénom, suivie de ma réponse, et enfin l’histoire des lettres I et J pour comprendre comment elles ont évolué.


    Cliquez dessus pour agrandir. Cette image est la propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire.

    Le vingtsixiesme septembre l’an mil six cens
    trante deulx a esté baptisé sur les fons
    de l’église de Pruillé Jves fils de Mathurin
    Gillet et Jacquine Rosais demeurans au
    bourg dudit Pruillé est parain Jve Justeau
    et marainne Jehanne Bonnin lesquelz ont dict
    ne scavoir signer baptisé par moy soubz
    signé

    Pour comprendre comment Jve pour notre Yves moderne, voyons l’histoire du J

  • Petite histoire de la lettre J
  • Selon le Dictionnaire Encyclopédique Larousse, 1983

    Les latins utilisaient une forme allongée du I pour marquer soit la quantité longue de la voyelle, soit la nature consonantique.

    Au Moyen-âge, dans la plupart des cas, le J a été confondu avec le I dans la graphie.

    A partir du 13e siècle, on tend à noter par un I allongé ou J la semi-voyelle, sans que cela devienne une règle.

    En 1542, le grammairien Meigret proposa d’utiliser systématiquement la lette J pour noter le son (j) mais son conseil ne fut adopté que très lentement par les imprimeurs.

    En 1718, le Dictionnaire de l’Académie mélange encore les nom qui commencent par I et ceux qui commencent par J.

    Lorsque je vous retranscris un texte, je rencontre souvent par exemple iamais etc.. etc…
    La retranscription officielle admet qu’on écrive alors jamais, compte tenu de tout ce qui précède et de la lisibilité du texte, par ailleurs bien assez compliqué comme cela.
    Donc vous ne voyez jamais le mélange, que je rectifie conformément à ce qui précède.

    Revenons à notre JVE : il est dont IVE qui est notre YVES moderne.

    Et si vous voulez vous distraire allez lire en ligne voir des ouvrages du 16e et du début du 17e siècles, ils sont imprimés avec le I au lieu du J
    Vous allez par exemple sur le site des Bibliothèques Virtuelles Humanistes, qui est un vrai régal, et Français ce qui est encore mieux. D’ailleurs, en revisitant ce site magnifique pour vous, j’ai vu qu’il avait mis en ligne des retranscriptions de notaires de Touraine.

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    Mois de mars, carte postale 1904

    Nous poursuivons les 12 mois !
    Je n’en ai que 11 et peu sont identifiés, alors je vous propose d’abord ceux qui sont identifiés et ensuite les énigmes.
    Octobre – Novembre (sera à identifier) – Décembre – Janvier (sera à identifier) – Février – Mars

    Mars a 2 identifiants :

    masque de carnaval dans la main
    palmes (procession)

    mois de mars
    mois de mars

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