Contre-lettre pour une obligation passée 2 ans plus tôt, Château-Gontier, 1592

Il est fréquent, lors de la création d’une obligation, de voir immédiatement une contre-lettre, qui tend à décharger les cautions.
Ici, l’obligation a été passée 2 ans plus tôt, et j’ai eu le sentiment à la fin de l’acte qui suit, qu’en fait, le notaire avait oublié de faire la contre-lettre le jour même de l’obligation, et qu’il vient de s’en apercevoir. En effet, vous allez lire que Fouquet, celui qui est caution, est absent, et ce n’est donc pas une contre-lettre à son initiative, enfin je le suppose ainsi.
Ceci illustre bien les risques pris par les cautions, et la confiance qu’ils devaient avoir vers l’emprunteur.

Château-Gontier, collection particulière, reproduction interdite
rue de la Harelle à Château-Gontier, collection particulière, reproduction interdite

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E1 – Voici la retranscription de l’acte : Le 10 octobre 1592 avant midy, en la court du roy notre sire Angers endroit par davant nous personnellement estably Me René Quentin Sr de la Viannyère procureur de la baronnie de Château-Gontier estant de présent en ceste ville d’Angers

    eh oui ! nous n’en avons pas fini de voir les Castrogontériens à Angers pour affaires diverses, et même pour emprunter une somme assez peu élevée !

soubzmettant etc confesse etc que combien que dès le 13 décembre 1590 à sa prière et requeste et pour lui faire plaisir seulement Me François Fouquet advocat Angers Sr du Faulx se seroit solidairement engagé avecq luy en la somme de 54 escuz sol et 10 solz tz

    il serait intéressant de savoir s’il existe un lien entre Quentin et Fouquet. Si quelqu’un a une idée, merci de faire signe.

vers honneste homme Jehan Poullain marchand demeurant à Angers à cause de prêt comme apert par obligation passée par devant nous et combien que soit dict par icelle qu’ils ayent receu ensemble ladite somme que néanmoins la vérité est et a confessé ledit Quentin avoir eu et receu pour le tout ladite somme lors et après ladite obligation faite sans que d’icelle somme de 54 escuz 10 sols il en soit demeuré ès mains dudit Foucquet ne aulcunement tourné à son profit à ceste cause promet ledit Quentin payer seul et pour le tout audit Poullain ladite somme de 54 escuz 10 sols et d’icelle en acquiter et rendre ledit Foucquet quite et indemne vers ledit Poullain et d’en fournir acquit vallable toutefois et quantes que en sera par ledit Fourquet regard à peine de tous despens dommaiges et intérestz, ledit Foucquet absent nous notaire stipulant et acceptant pour luy le contenu de ces présentes

    cette phrase me suggère l’hypothèse que le notaire avait oublié 2 ans plus tôt de faire faire la contre-lettre.

à ce tenir etc oblige ledit Quentin soy ses hoirs à prendre vendre etc foy jugement condamnation etc
fait Angers en présence de Loys Allain et René Perdriau praticiens demeurant audit Angers

Odile Halbert – Reproduction interdite sur autre endroit d’Internet Merci d’en discuter sur ce blog et non aller en discuter dans mon dos sur un forum ou autre blog. Tout commentaire ou copie partielle de cet article sur autre blog ou forum ou site va à l’encontre du projet européen

18 réponses sur “Contre-lettre pour une obligation passée 2 ans plus tôt, Château-Gontier, 1592

  1. François Fouquet sieur du Faux avait épousé en 1590 Marguerite Quentin, fille de René Quentin sieur de la Chesnaie et soeur de René Quentin sieur de la Viannière (Abbé Angot) ils sont donc beaux-frères. François Fouquet et Marguerite Quentin avaient fait construire un bel hôtel aujourd’hui musée de Château-Gontier :

      Voir cet hôtel aujourd’hui musée de Château-Gontier

    Note d’Odile :
    un grand merci pour ces précisions importantes. Donc les affaires sont ici encore en famille…

  2. René QUENTIN sieur de la Viennière, de la Beuzelinière époux de Jeanne LECERCLERC, ont eu
    -René, dont on ventera plus tard la bibliothèque
    -Marie, mairié à René GUILLOTEAU
    -Marguerithe, marié à François FOUQUET sieur du Faux, grand oncle du surintendant.

    René QUENTIN était fermier receveur de la Baronnie de Chiot mais aussi de la terre du Tertre de la Mée.

    Je puis raconter l’histoire de ma famille ainsi jusqu’en 1340, avec dates et certitude;;;;;;;
    Contacter moi madame HALBERT ;;;;;;;

    Note d’Odile :
    Merci d’avoir identifié les liens avec Quentin.
    Parmi les lecteurs ce mon blog, il y en a plusieurs concernés par les FOUQUET de diverses manières, et pas toujours les branches célèbres. Aussi je prends contact avec vous.

  3. Bonjour,
    Je tiens à préciser un petit détail,
    C’est René Quantin de la Viannière et non Quentin….
    Mais je n’ai aucune trace des Chesnaies dans mon arbre,
    et le dictionnaire de la Mayenne est en accord avec moi….
    N’y a-til pas confusion entre les famlles Quentin et Quantin?

      Note d’Odile : Bonjour et merci de l’intérêt que vous portez à mes travaux.
      Vous êtes sur un site de preuves authentiques, qui vous met bénévolement en ligne des retranscriptions d’actes notariés, que je cherche longuement aux Archives Départementales du Maine-et-Loire.
      Mes retranscriptions respectent l’orthographe exacte des actes originaux, et je suis une paléographe particulièrement remarquable, ainsi que plusieurs directions d’archives départementales et plusieurs chercheurs des services de l’Inventaire, l’estiment.
      Par ailleurs, les noms propres n’avaient aucune orthographe à la date de l’acte ci-dessus.
      Je mets en ligne ces documents authentiques, fruit de mon immense travail, afin que chacun puisse aussi poursuivre plus loin ses recherches, en respectant mes droits d’auteur, car mes retranscriptions relèvent du droit d’auteur, et je dois donc obligatoirement être citée lorsque je suis utilisée.
      Bonne chance dans vos recherches personnelles, et j’espère vous avoir été utile, et que je serai citée.
      Pour ma part, je ne fais pas de travaux sur les patronymes Quentin ou Quantin.
  4. Bonjour et merci pour l’excellence de vos travaux dont je comprends bien la nécessaire protection contre des compilateurs non reconnaissants.

    Dans votre article sur « Contre-lettre pour une obligation passée 2 ans plus tôt, Château-Gontier, 1592″, vous posez la question :  » il serait intéressant de savoir s’il existe un lien entre Quentin et Fouquet. Si quelqu’un a une idée, merci de faire signe ».

    Voici trois signes :
    – 1) Ménage (Gilles) « Vie de Pierre Ayrault », Paris 1675, érudit et historine local, contemporain de Nicolas FOUQUET

    – 2) Linière (Raoul de) Armorial de la Sarthe t. 1 pp.226/229 (Fouquet) Le Mans 1918,

    -3)Dreux-Brézé (Michel) Les Dreux-Brézé p. 5/547 Paris 1994

    qui permettent d’indiquer que François FOUQUET, époux de Marguerite, dame de la Ferronnière à Simplé -53 (fille de René QUENTIN, sgr de la Beuzelinière), était le cousin germain d’autre François FOUQUET, grand’père du célèbre Nicolas FOUQUET, surintendant des Finances, sgr de Vaux-le-Vicomte etc…

    Le prénom François était excessivement répandu chez les FOUQUET ainsi que celui de René chez les QUENTIN, ce qui a pu contribuer à quelques fausses pistes..

    Merci encore et bravo pour les affirmations telles que « Par ailleurs, les noms propres n’avaient aucune orthographe » qui devraient faire réfléchir quelques uns qui ne ne savent faire (pas encore) ni analyse ni synthèse de leurs « relevés »; y officier avec maîtrise comme vous le faites requiert un ensemble de qualités, de savoirs et d’abnégation dont peu ont conscience.

    En communauté de pensées : Jean-Baptiste de La Grandière.

      Note d’Odile :
      Merci à vous.
      Concernant les Fouquet, il se trouve que j’ai récemment trouvé des actes des années 1520, concernant François Fouquet marchand à Angers. Si j’ai bien compris, le prénom François était fréquent chez les Fouquet et ces actes n’ont sans doute rien à voir avec la famille du surintendant. Enfin, je les mettrai en ligne, sans faire de lien, et ceux qui pourront voir si lien il y a utiliseront les commentaires du blog, car je suis totalement incompentente en généalogie des Fouquet, même si depuis peu je me trouve par les Furet, alliée à une des branches.
      J’ai également relevé des baptêmes à cette époque à Angers, je les mettrai tout de même en ligne, méthodiquement retranscrits. On ne sait jamais, ils pourraient servir.
  5. PS : René QUENTIN, frère de Marguerite (l’épouse de F.FOUQUET), lequel veuf de Renée JOUSSE -dame de la Viennière à Laigné 53- s’était remarié à Jeanne GAULTIER, fît l’objet d’un passionnant article de la « Revue historique et archéologique du Maine », tome 24, pp 64 +

    Il s’agit de l’inventaire détaillé de ses biens à partager : croustillant !

      Note d’Odile :
      Vous me mettez l’eau à la bouche !
  6. à Odile HALBERT (message personnel)

    Serge QUENTIN a communiqué avec vous au sujet de René QUENTIN, objet de votre article. ( voir ses messages du 15/7 et 15/12 2009)

    II s’agit sûrement du Monsieur Quentin qui publia il y a une vingtaine d’année un bon essai généalogique sur sa famille. Sans formation spécifique (je me souviens qu’il exerçait dans la Gendarmerie), il s’est attelé à déchiffrer les actes de l’Anjou concernant ses ascendants. L’intérêt de sa publication est qu’il n’a aucun préjugé et qu’il énonce ce qu’il voit (ou croit voir). Son ouvrage n’en est que plus authentique.

    Malheureusement je n’ai plus en mains son bouquin et je n’avais pas alors « enregistré » certains éléments qui me seraient précieux aujourd’hui.

    Je vous serais donc très reconnaissante si vous vouliez bien lui donner mes coordonnées ou bien me fournir les siennes.

    Si par ailleurs je puis contribuer à « éclaicir » quelque « passage obscur » concernant ma famille, ce serait avec plaisir que je le ferais avec mes modestes moyens.

    Avec mes remerciements et ma sincère admiration :

    Jean-Baptiste de La Grandière.

      Note d’Odile :
      J’alerte directement M. Quentin.
      Pour votre famille, mon blog ne la pas abordée à ce jour. J’ai bien noté votre aimable proposition, car effectivement j’observe souvent sa présence dans les actes notariés, et je vous tiendrai de mon côté au courant. En fait à ce jour, je n’ai fait qu’aborder Grez-Neuville dans son ensemble, à titre de commune du Haut-Anjou, et lors de mes recherches je relève tout ce qui traite d’une commune du Haut-Anjou.
  7. Je remercie Mr de la Grandière pour l’intérêt qu’il porte et a porté à mes travaux. En effet je servais en Gendarmerie et j’ai pris ma retraite de Lieutenant Colonel il y a trois ans. Je demeure à La Tarancherie 49270 LE FUILET 49270.

    La famille Fouquet est facile à suivre, notamment par les ouvrages sur le surintendant mais aussi par Sarrasin sur les demeures angevines.

    J’ai bien sur en mains l’article sur la bibliothèque et la succession de René QUENTIN.
    Pour mr de la Grandière s’il y consent, je lui parlerai en privé de Mathurin curéde Cocherel, il comprendra.!!!! mais de celà s’il y consent exclusivement

  8. Bonsoir et merci pour une si prompte et aimable réponse.

    Voici pour « l’eau à la bouche » (surtout pour les pages 72 à 93)

    http://books.google.fr/books?id=LzPDOAa4Y10C&pg=PA71&lpg=PA71&dq=ren%C3%A9+quantin+%22revue+historique+et+archeologique+du+maine+%22#v=onepage&q&f=false

    Je ne suis pas « de la vielle école des aristos » mais plutôt de celle de ceux qui comme vous clament le vrai.

    Je viens de recevoir une communication du Colonel Quentin et croyez que je demeure vôtre bien obligé :

    Jean-Baptiste de La Grandière.

  9. Mon pb est de savoir de quelle Beuzelinière on parle :
    ou 1-des 2 qui auraient pu être apportées à des du Merle puis aux Maimbier et aux La Grandière :
    a- la Beuzelinière (aujourd’hui La Beslinière, au sud-est de Sept Forges, au nord de Lassay, qui aurait été apportée à Pierre du Merle par Marie de Logé , avec Juvigny sous Andaine, etc
    ou
    b- La Beuzelinère, au nord-ouest de Notre dame du Hamel, au nord oust de L’aigle, qui aurait été apportée à Foulques du Merle par Marie de Mathefelon , avec Ecorché, Garnetot, et d’autres lieux voisins et qui serait ensuite passée à une de leurs filles, Catherine du Merle , épouse de François de Maimbier, tante de Robert du Merle , époux de Guyonne de Maimbier

    ou 2-une La Beuzelinère qui viendrait des Maimbier mais qu’il est impossible de localiser autour de L’Aillée

    d’Hosier dit que çà venait des du Merle, mais je n’ai aucune autre preuve certaine
    Merci 1000 fois de vos réponses

    1. Bonjour monsieur
      Pour ma part, je n’ai d’autre élément que le dictionnaire en ligne de l’abbé Angot et il ne connaît qu’une Beuzelinière, celle de Laigné :

      Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayennede l’abbé Alphonse AngotBeuzelinière (la) – Tome I
      Beuzelinière (la), f., c de Laigné. — Cass., f. et m. — Étang desséché vers 1830 (Dict. topog.). — Leseigneur de la Bezelinière, 1400 (Arch. de la M., E. 146). — En sont sieurs : Jean Beuzelin, époux de MarieBigot, fondateur d’une chapellenie à Saint-Nicolas de Craon, 1396 ; Michel Beuzelin, mari de Jeanne Lallier,1429 ; Guill. de Melle, mari de Catherine de Maimbier, 1479 ; Lancelot de la Grandière, puis Anne de laGrandière, XVI s. ; Renée Lecercler, veuve de Jean Quantin, par acquisition.

      Beuzelinière (la) – Tome IV Beuzelinière (la), c de Laigné. — Aux trois enfants de Franç. Fouquet, président à l’élection de Château-Gontier, et de Marg. Quentin, 1627.

      Odile Halbert

  10. bonjour,
    1-oui , il y a bien eu un troisième mariage, celui de Guillaume du Merle, seigneur de L’Ambroise (qui venait des Mathefelon) , au sud-ouest d’Angers , frère de Catherine du Merle, avec une Catherine de Maimbier ;
    la sœur de Guyonne de Maimbier, Mathurine, était
    – la fille de François de Maimbier, veuf de Catherine du Merle, sans postérité, remarié avec Jeanne de Raveton
    – et l’épouse de Jean de La Grandière
    2-sur Google map , on ne peut pas localiser une Beuzelinière au tour de Laigné mais Laigné n’est qu’à 53 km de Durtal ,fief principal des Mathefelon
    3- Les Raveton , par les femmes sont parents de la famille de Logé qui possedait en particulier le la Beuzelinière qui est aujourd’hui La Beslinière, au sud-est de Sept Forges et de Lassay, donc j’ai toujours des doutes sur cette question et j’aimerais bien avoir des certitudes pour mon bouquin

    1. Bonjour
      Je ne suis pas une spécialiste des noms que vous citez, par contre, depuis une trentaine d’années, le Dictionnaire de l’abbé Angot est l’un de mes livres de chevet, et pour avoir beaucoup dépouillé de notaires et de chartriers en Mayenne, je peux vous assurer qu’il est fiable.
      Or, dans ce que je vous ai cité hier, j’ai noté un nom que vous cherchez aussi « de Maimbier ».
      Et je me permets de souligner que ceci signifie bien que l’abbé Angot a trouvé cette famille de Maimbier à la Beuzelinière dans un chartrier de Laigné. C’était un médiéviste hors pair, qui a dépouillé tous les chartriers.
      Je me permets de vous inciter à aller vous même lire ces chartriers de Laigné, car manifestement la Beuzelinière fait partie des lieux disparus.
      Je viens de vérifier sur mon site de recherches géographiques GEOPORTAIL et effectivement le lieu a disparu.
      Odile

      1. dernière minute
        En faisant dans mon ordinateur une recherche, je trouve 2 actes notariés de 1553 concernant un procès de Mathurin de la Grandière, et je lis clairement

      2. BEZELINIERE à Laigné
      3. Mais je n’ai pas le temps dans l’immédiat de vous les retranscrire.
        Je pense le faire d’ici un mois environ
        En tous cas, ce que je viens d’y lire donnent bien !

      4. de la Grandière, la Bezelinière, Laigné
      5. Odile

  11. Bonsoir madame, on va y arriver!!!
    il y a bien un Mathurin de La Grandière vers 1510, mais il est le fils incontestable de Mathurine de Maimbier qui était la fille ainée de François de Maimbier et de Jeanne de Raveton, la sœur de Guyonne épouse de Robert , neveu de Guillaume du Merle
    Mais le pb est que François de Maimbier avait épousé en premières noces Catherine du Merle, citée plus hau,t qui aurait pu apporter une Beuzelinière en dot à son mari qui l’aurait gardée malgré son 2me mariage
    Ce qui me trouble, c’est votre étang de ce nom de Beuzelinière à Laigné
    Il faudrait savoir ce que disent les cadastres successifs pour cet endroit , Dit on dans vos documents que c’est un franc alleu, c’est sa caractéristique principale

    pourriez vous en parler par mail avec M de La Grandière ???il ne répond pas toujours!

    Connaissez vous le site ROGLO? contrairement à geneanet , c’est gratuit et épatent pour la recherche sur les noms
    Svp, savez vous traduire le latin de cuisine des 14 et me siècles; j’ai 2 pages de divers morceaux
    je vous souhaite une très bonne soirée

  12. Bonsoir madame, on va y arriver!!!
    il y a bien un Mathurin de La Grandière vers 1510, mais il est le fils incontestable de Mathurine de Maimbier qui était la fille ainée de François de Maimbier et de Jeanne de Raveton, la sœur de Guyonne épouse de Robert , neveu de Guillaume du Merle
    Mais le pb est que François de Maimbier avait épousé en premières noces Catherine du Merle, citée plus haut qui aurait pu apporter une Beuzelinière en dot à son mari qui l’aurait gardée malgré son 2me mariage
    Ce qui me trouble, c’est votre étang de ce nom de Beuzelinière à Laigné
    Il faudrait savoir ce que disent les cadastres successifs pour cet endroit , Dit on dans vos documents que c’est un franc alleu, c’est sa caractéristique principale

    pourriez vous en parler par mail avec M de La Grandière ???il ne répond pas toujours!

    Connaissez vous le site ROGLO? contrairement à geneanet , c’est gratuit et épatent pour la recherche sur les noms
    Svp, savez vous traduire le latin de cuisine des 14 et me siècles; j’ai 2 pages de divers morceaux
    je vous souhaite une très bonne soirée

  13. Bonjour, Félicitations pour votre site toujours aussi riche.
    Libraires en livres anciens, nous nous permettons de vous signaler un livre avec ex-libris manuscrit de Pierre Piccot, prêtre vicaire à St Pierre d’Angers, susceptible peut être de vous intéresser :
    [5193] Loryot, François. Les Secretz moraux concernants les Passions du Coeur humain, divisez en cinq livres.. Paris: Claude Chappelet, 1614. 19 x 24,5. In-4, reliure plein vélin souple de l’époque, traces de lanière au plat inférieur, [19 ff.]-911-[56 ff.), frontispice gravé par Léonard Gaultier. Edition originale de ce traité des passions par le jésuite François Loryot (Laval, 1571- Angers, 1642), intéressant à plus d’un titre. Faut-il ne voir dans l’ouvrage qu’une compilation de philosophie morale, sous forme de questions et de réponses que vient soutenir une répartition typographique de la page, reprenant la traditionnelle répartition des passions humaines de St Thomas d’Aquin en deux catégories , « les concupiscibles » et les « irascibles » ? La composition du beau frontispice, commenté d’ailleurs par l’auteur dans son « tableau liminaire expliqué » – « ce que le burin à sceu artistement r’accourcir en si petit volume » – est en elle-même une démonstration du discours : l’homme nu couché, qui découvre les secrets de son âme, tient dans sa main un coeur ouvert, porté par un ange, entouré à sa droite d’un gentil-homme présentant les six passions de « l’appétit concupiscible » (l’amour, la hayne, le désir, la fuite, la délectation, la tristesse) et à sa gauche d’un homme de guerre aux prises avec les cinq passions de l’appétit irascible (l’espérance, le désespoir, l’audace, la craincte, la cholère). L’ensemble est « mis au couvert du Pavillon royal ». La première question du livre premier « Pourquoi le subjet doit tant de respects à son prince » conforte sans plus attendre l’ordre social. Ou faut-il placer le traité de Loryot dans un courant plus profond au sortir des années de guerres de religion, qui ont vu se déchaîner les passions et la guerre civile ? Le traité se situe à la charnière de la Renaissance qui redécouvre le « de ira » de Sénèque et les « Oeuvres morales » de Plutarque, et du premier XVIIe siècle, qui voit paraître les traités de Jean-Pierre Camus, l’évêque de Belley, du dominicain et évêque de Marseille Nicolas Coëffeteau, du jésuite Pierre Le Moyne ou de l’oratorien Jean-François Senault. Descartes, avec son « Traité des passions », ouvre une autre séquence en 1649 . Rappelons également que Loryot a été un des aumôniers de Marguerite de Valois (1553-1615). Son traité, qui traite à plusieurs reprises de la place de la femme dans la société « Pourquoy le sexe féminin est fort honoré de l’homme », participe ainsi indirectement à la Querelle des femmes : A la position traditionnelle de la « faiblesse de la femme », Marguerite de Valois répondra à Loryot dans son « Discours docte et subtil » que l’homme lui rend honneur non par l’infirmité mais par l’excellence de celle-ci…Couverture de vélin déreliée avec un manque au plat inférieur, petite étiquette en tête, quelques mouillures, galerie de vers dans le coin supérieur droit des pages, page 383 déreliée. Ex-libris manuscrit de l’époque en bas de la dédicace au Roy « P. Piccot, pr. vr [prêtre vicaire] à Saint Pierre d’Angers… » 300,00 €
    Nous vous invitons à visiter notre site http://librairiehistoireetsociete.com Cordialement. Cécile et François-Régis Prévost, 06 23 64 99 61

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *