NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA DE LA CRUZ, Paris, 1905, CHAPITRE VII. LABYRINTHE URBAIN.

Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Numérisation Odile Halbert, 2008 – Reproduction interdite.

Lolette, l’insinuant joujou d’amour ! Si la nuit n’avait pas été si longue, ils ne dormiraient pas encore quand midi claironna l’horloge de la cathédrale. D’entre la blancheur chaude des draps sortaient à peine leurs deux têtes. Lolette se reposait sur la poitrine de son ami, son petit corps frileux doucetement enseveli au creux des bras calins. Soudain la voix de Mme Demeux les tira de leur sommeil.

  • Etes-vous malade ? Monsieur René, cria la dame à travers la porte.
  • Non, non, madame Demeux, nous dormions.
  • Vous dormiez ? s’exclama-t-elle stupéfaite de ce pluriel.
  • Ah ! dit. René en riant, j’ai de la compagnie. Entrez tout de même.
  • Quand il eut ouvert la porte :
    Voyez… une jolie petite amie.
    Il montrait Lolette, ou plutôt un nez fluet et deux yeux timides, l’ensemble noyé dans le grand lit. Sur l’oreiller les boucles noires mettaient comme un essaim de mouches.

  • La jeunesse… la jeunesse, soupira Mme Demeux. On dirait qu’elle a peur de moi votre connaissance. Je n’ai pourtant pas un visage terrible malgré mon âge.
  • Elle est intimidée… pour la première fois, répliqua René en enfilant son pantalon.
  • Je vous laisse, reprit Mme Demeux. Habillez-vous vite… Je vais mettre un couvert de plus.
  • Mais, voulut dire René…
  • Dépêchez-vous, interrompit la vieille dame en s’enfuyant… dépêchez-vous, le déjeuner sera froid.
  • Comme elle est aimable ta propriétaire, je l’aime déjà, s’écria Lolette franchement étonnée !
  • Une très bonne femme dévouée pour moi.

  • Vous serez avant peu une paire d’amies… car je te garde… n’est-ce pas ?
  • Il s’était penché sur le lit ; ses mains sous les draps attiraient le corps brûlant de l’aimée ; leurs bouches se melèrent longuement. Ne connaissait-il pas encore suffisamment l’écrin précieux de sa maîtresse ? Pas un duvet cependant de sa chair n’avait échappé à ses caresses avides des mystères les plus secrets. Se lasserait-il jamais de sucer aux pores du fruit nouveau de son verger de délices la savourance des voluptés nouvelles ? Ce baiser inconnu jusqu’alors à ce contact de lèvres à lèvres, quelle inoculence de flammes lancéolantes au travers des fibres les plus lointaines ! Il pleut une averse de plaisirs aveuglants. Un tourbillon insensé passe . . ……
    Quelle bastonnade étrange moule ainsi le corps dans ses moindres replis ? Quel travail colossal s’est effectué en nous ? Avons-nous mis la main au moteur formidable de la machine des humanités? Peut-être ? Avons-nous quitté le monde terrestre pour quelque ciel éblouissant d’ordre divin ? Qui sait !
    Il eut le désir de lui montrer sa ville à elle qui ne la connaissait que depuis une dizaine de jours.

  • Nous irons voir la maison où sont morts mes parents, avait-il dit.
  • Colette se fit élégante. Suspendue à son bras, ils descendirent la rue de Strasbourg sur le large trottoir. Place du Port-Communeau, alignée d’arbres, des voyous jouaient aux palets, d’autres dormaient au maigre soleil masqué trop souvent de nuages lourds ; alentour la petite fontaine d’approvisionnement des gamins braillaient une partie de saute-mouton dans le sable. Ils s’arrêtèrent une seconde au milieu du Pont-Morand dômant l’Erdre silencieuse. À droite, René montra la rivière descendant entre les quais Ceineray et de Versailles du quartier populeux de Barbin où gîtaient une quantité considérable d’ouvriers, de lingères et de laveuses. Toute une flottille en bérets gris de bateaux à laver agitaient des linges comme des signaux de passeurs ; les battoirs tapaient, grondements de dogues pris de laryngite ou bourdons des bavardes intarissables. Le quai Ceineray, – sombre du dos de la Préfecture, vésiqué d’affiches multicolores, touffu des accacias jaunis par la fumée des frêles vapeurs qui font les excursions à la Jonnelière et à Sucé, alors au repos près les meules de fagots débarqués, – finissait le long du square Saint-André, le paradis coquet des bambins et des vieilles s’attristant de l’hiver. Le quai de Versailles, pôrtefaix des blocs de tuffeaux blêmes comme des visages de pierrots morts, des tas de sable brunissant à l’ombre des grues pompant pour vomir ce sable des chalands dans les gueules des tombereaux attelés ; d’autres attendaient le cul à terre, les brancards hérissés de désespoir, et, les chalands s’hébétaient au bord de ce dos bossu de quadrilatères et de cônes, ayant inscrit sur leurs fronts : chaux vive à vendre. Là bas par dessus les ateliers et les toits les deux tours de St-Donatien coulaient de clairs regards sur l’aiguille de la Psalette. A gauche, l’Erdre s’en allait jeter son eau lourde et noirâtre dans la Loire par delà le pont de l’Hôtel de Ville. Sur ses quais serpentait un cordeau régulier d’arbres ; les visages se crispaient au fond de l’eau. Là, les chalands nageaient cornme de gros canards, poussés par des perches, ou cramponnés aux anneaux des rives vidaient leurs ventres enceints à tenue de planches ou de barriques. Longeant le quai des Tanneurs, l’Usine à gaz, le manteau blanc fendu d’un nombril transparent laissant voir une exposition de moteurs en grande toilette, ramassés sur eux-mêmes dans la lourdeur de leurs masses, prêts à rugir au moindre signal. Un grand bras noir était descendu se figer an dessus de la voie à la peau du quai, et des tentacules se baissaient, suçaient au fond des bateaux les tonnes de charbons pour les engouffrer d’un va-et-vient bruyant au coeur de l’usine vorace de sa nourriture quotidienne.
    Ils montèrent lentement la spacieuse rue de Rennes au thorax vallonné comme les montagnes russes d’un champ de foire dont les trams à air comprimé seraient les traîneaux. Sont-ce ses soupirs que les râles des charrettes de commissionnaires échelonnées devant les auberges, la bâche boursoulliée de provisions les plus hétéroclites ? René remplissait à merveille son rôle de cicerone ; pas un détail n’était épargné à sa petite amie qui l’écoutait attentivement. Voici collés aux flancs de la rue Jeanne d’Arc les deux tronçons du marché Talensac. Le vendredi s’y entassent les pauvres animaux que notre cruauté condanme à mort après le jugement du gourmand. On les martyrise à l’avance à coups de pieds et de poings. Des brutes humaines maltraitent les humbles veaux liés cinq ou six par le cou ; affolés, ils n’ont même pas la force de pleurer ; ils tombent, se relèvent sous un calvaire de claques marquetant leurs faibles échines. Nombre de passants s’indignent de cette barbarie, qui demain se repaîtront d’une côtelette saignante, sans se soucier qui a payé les bourreaux. Le samedi, les martyrs de nos appétits, sont remplacés par une foule de marchands et de marchandes. Des bonnes femmes de campagne tendent, pendant deux ou trois heures appuyés sur leur ventre des paniers plats complets d’oeufs et de beurre frais. Entre les rangs passent les domestiques, les ordonnances à qui manque le tablier blanc et que Madame met à toutes les sauces, les jeunes demoiselles en mal de maîtresses de maison. Sous les halles les grosses commères lippues trônent parmi les blocs de margarine surnommés beurre, les pâtés dégoulinant leur graisse jusqu’au sol, les quartiers sanglants de lapins et de volailles à moitié plumées. D’autres jacassent au centre d’un fouillis de carottes et de navets, se mouchent des doigts dans le persil et la porée.
    Plus loin ce sont les trois gazomères : les cylindres blancs pressent le gaz alimentaire d’une grande partie de l’éclairage de la ville. Le pâle dortoir des fées Lumières.
    Au bout d’une étroite rue sombre Lolette remarqua un portail sévère.

  • Un hôpital ? questionna-t-elle.
  • Presque….. un collège.
  • Marche inarrêtée le long des multitudineuses boutiques d’épiceries, — devantures peinturlurées de vert foncé — des buvettes, — devantures badigeonnées de vert clair. Les arbres humides décharnaient leurs ongles jusqu’aux troisièmes étages, 0 le vasque délicieux de boue de l’avenue Blanche, ses coquettes maisons, figures fraîches de nouvelles nées, quartier à peine éclos du ventre de prairies et de jardins potagers ! L’accoucheur ceint du cordeau, armé de pics est venu, et, ont apparu des toits bleus et des toits rouges. Les treuils battent les heures d’un futur demain; les scies nasillardent ; les outils comme des chirurgiens s’acharnent à transformer la vie du cadavre de la campagne qui se fait lointain, On crée des rues. Les célébrités auront leurs noms sur de petits carrés bleus : Carnot, Casimir Périer, Villebois-Mareuil… On pourra peut-être en écouler un certain nombre sur les urinoirs et les kiosques de nécessités.
    La Route de Vannes, téton par où arrive une source précieuse de lait. La Rue de la Pelleterie. Quelles florales émanations des parcs d’horticulteurs ! Ça embaume la taciturne utilité d’un asile de nuit et la chambre du silence et des muettes désespérances ; le cimetière de Miséricorde. Le calme croasse. Rares les passants, rares les bavards. Les maisons closent leurs volets. La mort peut-elle les effrayer ? Allons, amoureux, hardi la volée de baisers exquise comme des primeurs ! Les voilà place Charles Monselet. Une place Charles Monselet sans buste. Il l’aurait sauf l’esprit bric administrateurs. Le poète des gourmets a sans doute une célébrité qui ne craint pas quelque saut dans l’oubli. Il est mille fois préférable de consolider la gloire moins certaine d’illustres inconnus ou de soldats. Des siècles pour honorer le génie d’un poète, quelques jours pour ramasser la monnaie des bourgeois nécessaire à l’érection d’une statue, avec un drapeau, sur le tablier de la Bourse. Oh ! la Bourse, le volontaire chérubin de Mme la renommée !
    Oubliant l’aimable ami du « cher ange cochon, » ils se trouvèrent enfin dans les Dervallières après avoir frôlé l’église de N.-D. de Toutes-Joies, fraîche comme un pavillon virginal de procession. René désigna de la main la maison de son enfance habitée par de nouveaux maîtres. Flots d’objets regrettés qui l’ont vu grandir, nombre souvenirs de frêle jeunesse, capricieux récital d’heures vécues aux temps folâtres des culottes courtes et des sarreaux à carreaux rouges ! Douces, les confidences à l’aube d’un amour ! Pas d’oreilles plus attentives aux banalités que celles de l’aimée. Elle aussi conta sa vie de misère à Bordeaux. La vie pénible d’une famille nombreuse sans le père. Le travail douloureux, mal payé ; la souffrance des jalousies et des haines rivales. Ils apprenaient mutuellement des lambeaux inconnus de passés différents. Avaient-ils le temps de songer au chemin ? René fut stupéfait de se trouver sur la place Canclaux au talon du glacial couvent des Récollets. Un tram descendait serrant les genoux sur la pente à pic de la rue de Gigant. Lolette demanda : les bâtiments sinistres que l’on voit derrière ?

  • Les Dames Blanches, une maison de refuge, un pénitencier à l’usage des filles amoureuses trop jeunes d’après le code, dont les garde-chiourme portent cornettes et ont des crucifix pour matraques.
  • En ascensionnant le splendide boulevard Saint-Pern ils sentirent leurs jambes piccoter de lassitude.

  • Si l’on s’asseyait ?
  • Avec plaisir même…
  • Il y a des bancs sur la place Mellinet. Ronde. Un soleil de sable fusant les rayons de ses quatre grands boulevards séparés par d’autres rues plus simplices, rayons moins orgueilleux du ventre central où surgit la statue du général Mellinet, le geste brutal. L’alentour de ses huit hôtels identiques comme les coulisses d’un décor de théâtre.
    Un misérable boiteux joua de l’orgue de barbarie. La manivelle tournait les « larmes de Martha », la « valse des roses ». Ils se reposaient ainsi au rythme égrillard de la boîte à musique, sans mot dire. Leur pensée voguait imprécise ainsi qu’un extraordinaire papillon d’automne. Sous les vastes arceaux de l’avenue de Launay leur route se reprit, avec la chanson intime de ces riens roses qui sont les ruelles inexplorées du bonheur. Le soir glissait ses coudes persistants dans le jour, cassant les vitres de la lumière. Leur étreinte se resserrait. Ils n’avaient plus la force de regarder le marché de La Moriciere en tulipe évasée. Saint Louis avec du taffetas doré entre les sourcils. La Trésorerie générale. Un titre en lettres d’or sur ce caveau suant le salpêtre volé au contribuable. Sur le cours de la République. Des becs de gaz naïfs d’éclairage ; de la monotonie songeuse entre les altitudes des maisons en bordure ; Cambronne crispant le bronze de son drapeau déchiqueté, la gueule furibonde du fameux mot patriote resté depuis dans le génie courant de retro langue ; les amoureux paisibles de ces soirs de novembre qu’attristent une fine pluie.
    La pluie, toujours la pluie, l’interminable pluie plaquant sa causerie de laque sur l’âme de la ville, la noyant dun rêve crépusculaire, de boue noirâtre sur ses pavés et ses trottoirs. Litanie simplice terminée de maladives oraisons.
    Les amants sous leur parapluie baissé avaient repris la route de chez eux. La fossoyeuse des soleils creusait de ses bras jaillissants le nid profond et douillet des solitudes pieuses où l’on égrène le rosaire divin des baisers.
    Avec la fin du mois le froid s’âcrait. Sa bouche cruelle mordait aux pans des chairs violettes. Lolette paressait au lit. Les après-midis quand la brume qui ne retirait jamais complètement ses filets n’était pas trop hostile ils continuaient leur visite à la ville. Souhaiter le bonjour aux surveillants des anciennes flâneries et des ballades coutumnales. Aussi une présentation officielle de sa dame, où l’on croquait des bonbons de souvenances, où l’on buvait deux doigts de sympathie muette.
    Les coriaces maisons du quartier Sainte-Croix grimaçaient d’affectueux sourires de bienvenue à leur passage. Un peu d’air pur, leur froufrou, dans l’empuanteur d’un abandon lugubre de mauvais cris, d’attouchements canailles. Fantasque pâté que les voies nouvelles resserrent d’un cran à chaque tour de lustre. Des gueuleries crapuliennes émiettent le fouillis des rues Beauregard et du Vieil-Hôpital. La rumeur malsaine des grues de bas étage l’infecte. Où sont les longs bonnets des marchands pensifs de Bretagne, les pages mystérieux chuchoteurs des récits d’alcôve au coin de l’âtre parmi les reîtres sonnant haut et clair leurs éperons sur les bancs de bois ? Où sont les maritornes aux reins forts raillant l’audace des colosses et des routiers, et les vagues rêveurs en chaussures à poulaine ? Où sont les neiges d’antan, souteneurs en guenilles, marlous puant l’alcool et le sang caillé, fripouille amoncelée de voleurs et d’assassins en souleries bestiales ? Ce qui reste du vieux Nantes, fourmilière abandonnée des manants de la bonne duchesse vidant, les brocs et caressant le menton des pucelles, n’est plus qu’un séjour de misère ignoble, taudis glacial de pourritures spirituelles et corporelles. Les gouttières de tôle sacrent le long des façades en bois des portes au vantail parfois finement sculpté. Ici une vieille légende s’est Conservée, et Port prie une madone : Notre Dame de la Délivrance en sa niche de plâtre. Là, une tourelle, rue Fénelon, où Gabrielle d’Estrées, dit-on, recevait son royal amant. Et dans ces murs où le roi de France buvait avec raffinement, les bras de sa maîtresse, genoux en terre comme un simple vilain aux pieds de l’idole d’amour, un être vulgaire a probablement construit ses latrines tapissées des caricatures du Petit Journal.
    Cependant il reste plaqué le cachet original d’une époque oubliée. Des étages semblent sculptés dans des parois de murailles ainsi que les forteresses de boîtes à soldats. D’inextricables escaliers effeuillent des fenêtres et des toits d’avant-scène, bizarreries curieuses que René savait faire entrevoir rue de l’Arche-Sèche à Lolette, émerveillée de ses récits enluminés. Cependant qu’elle n’était pas brave en parcourant les dédales étroits de ces rues. Les passants avaient des mines souvent douteuses, les gamins en robe juraient comme des charretiers, les jeunes filles découvraient des l’ateliers noircis de vice et des yeux pourris d’alcool. Elle étouffait mal à l’aise de ces détours compliqués ; ses poumons s’écrabouillaient dans la lourde atmosphère.

    suite de ce chapitre, fort long, demain

    Ludovic Garnica de la Cruz. Nantes la brume. 1905. Numérisation Odile Halbert, 2008 – Reproduction interdite.

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    5 réponses sur “NANTES LA BRUME, Ludovic GARNICA DE LA CRUZ, Paris, 1905, CHAPITRE VII. LABYRINTHE URBAIN.

    1. Ayant enseigné aux Dames Blanches à Nantes durant la période 1964-1973,je serais intéressée par ce livre. Aussi, où puis-je me le procurer?
      Merci de me donner les renseignements nécessaires.
      Cordialement

      Nicole Ménard

      Note d’Odile : l’ouvrage m’appartient, et c’est parce qu’il est impossible de le trouver que je le numérise, afin que les autres puissent en profiter. Je n’ai que mon effort de numérisation à vous offrir.

    2. Ayant été aux dames blanches de 62 à 66, je serai intéressée de recevoir les coordonnées de Nicole Ménard enseignante à l’époque aux dames blanches et toutes celles qui se souviennent de la classe du sacré-coeur. Merci d’avance

    3. Un grand merci pour votre message qui semblerait que je retrouve une ancienne élève des Dames blanches à nantes. Vous ouvez sans problème donner mes coordonnées à viviane Denigot. A très bientôt

      Nicole Ménard

      Note d’Odile : j’ai transmis directement à l’intéressée

    4. ayant ete aux dames blanches de nantes de 1958 a 1962 jeserais heureuse d avoir des nouvelles j etais dans la classe ste anne et au sacre choeur j ai une amie qui etait nicole diner merci
      Note d’Odile :
      je suis désolée, mais ici, vous êtes sur un site d’histoire, et pas sur un site de rencontre dit réseau social. Merci de vous rendre sur ces sites.

    5. Bonjour,

      Ma mère a été aux Dames Blanches avant 1947, pouvez vous me dire pourquoi on mettait les filles dans cet endroit
      merci beaucoup de vos réponses

      Nicole

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