Le cheval aveugle de la tannerie Jallot x Lemonnier : Noëllet 1724

Il y a exactement 10 jours, le 10 novembre, lancée dans l’étude des tanneurs et leur tannerie, je vous mettais mon grand étonnement de trouver :
La jument aveugle de la tannerie Jallot x Crespin : Ampoigné (53) 1714

Ces dépouillements me réservent beaucoup de surprises, et ce jour, la santé revenant (mais la loi de l’em… maximum sévissant chez moi : malade pendant une semaine sans eau, suivie d’une semaine sans ascenseur et celui-ci pas encore réparé, et Orange en travaux dans le quartier prévoyant perturbations des téléphones portables toute cette semaine) j’ai commencé un autre inventaire de tannerie, celui de Julien Jallot à Noëllet, qui était le neveu du précédent, si ce n’est que le père de Julien Jallot était un frère aîné, d’une génération plus âgé que l’époux de Marie Crespin.

Or, ce soir, stupéfaite, je lis :


Un moulin à tan, un cheval poil noir et aveugle, et 2 malles de sercle de cuves à coudrir 100 livres

Je suis très étonnée, car le cheval en question, d’ailleurs comme le précédent, est bien listé et inventorié dans la tannerie, donc à l’usage de la tannerie. Alors je me demande si d’autres tanneries ont aussi un cheval aveugle, et par contre je pense qu’il faut éliminier un accident de travail car les tanneurs avaient certes un métier peu ragoutant mais pas dangereux chimiquement.

Avez-vous de vôtre côté des inventaires de tannerie ? Cela m’intéresse.
Odile

2 réponses sur “Le cheval aveugle de la tannerie Jallot x Lemonnier : Noëllet 1724

  1. Concernant le cheval aveugle : peut-être était-il destiné à l’usage du moulin à tan et donc sa vue pas indispensable. On pourrait donc imaginer que les vieux chevaux pouvaient finir ainsi leur carrière au service de leur maître.
    C’est en tout cas une question qui peut être posée.

    1. Bonjour Jérôme
      tout à fait, et je vais vous mettre le reste de l’inventaire dans lequel, bien plus loin, on lui décrouvre des chevaux cette fois avec leur selle etc…
      Je suis en train de lire en ligne :
      Eva Halasz-Csiba, « Le Tan et le Temps », Techniques & Culture [En ligne], 38 | 2002, mis en ligne le 04 septembre 2006, consulté le 21 novembre 2017. URL : http://tc.revues.org/1585 ; DOI : 10.4000/tc.1585

      c’est une bonne étude sur le tan, car je pense comme vous qu’il était fabriqué sur place par le tanneur (ou ses domestiques)
      Odile

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