Histoire de la famille de René Chardon x/1546 Fleurie Boysme

Je viens de mettre à jour ma famille CHARDON, voici mon ascendance à René Chardon x/1546 Fleurie Boysme, le tout en Maine-et-Loire et Mayenne, jusqu’en 1908

15-René Chardon vit à Fromentières (53) x avant 1546 Fleurie Boysme

14-Jehan Chardon vit à Segré (49) x/1590 Renée Pillegault

13-Marguerite Chardon x Segré StSauveur 16 octobre 1610 Pierre Blanche

12-Anne Blanche x Segré LaMadeleine 4 novembre 1630 Pierre Poyet

11-Perrine Poyet x Segré la Madeleine 19 juillet 1665 Julien Morel

10-Julien Morel x La Chapelle-sur-Oudon 16 août 1703 Jeanne Moride

9-Claude Morel x Segré StSauveur 19 juin 1730 Marie Bodard

8-Perrine Morel 1x Segré StSauveur 22 novembre 1774 Pierre-Jean Girardière

7-Pierre-Jean Girardière x Jeanne Petit

6-Aimée Denis x La Pouèze 18 janvier 1831 Pierre Girardière

5-Aimée Girardiere x La Pouèze 16 mai 1854 François Allard

4-Louis Allard x Montjean-sur-Loire (49) 28 septembre 1882 Françoise Moreau

3-Madeleine Allard x Nantes (44) 23 septembre 1907 Edouard Halbert

2-mes parents

Désormais vous pouvez lire mes fichiers ici, et pour les feuilleter il vous suffit de cliquer en bas de la page 1 vous avez accès au déroulement des pages suivantes, au zoom etc…

Chardon

 

La route de Clisson, Nantes : recensement de 1926

De la rue de la Ripossière à l’usine à gaz, on ne compte en 1926 que 285 habitants, dont 30 ont plus de 65 ans. Parmi ces personnes âgées on en compte 10 de plus de 75 ans. Pour mémoire, en 1926 on n’a pas encore les antibiotiques en pharmacie, ni l’eau courante, et l’espérance de vie est de 30 ans inférieure à la nôtre, donc inférieure à 55 ans.

Quelques maisons sont « particulières » ne logeant qu’une famille, mais les dimensions, non précisées, sont très variables. Enfin, plusieurs maisons sont « collectives », faisant figure des futurs logements par appartements, mais en 1926 sans le confort actuel, en particulier les toilettes communes, souvent dehors.

La mixité sociale est importante, de l’ouvrier au directeur d’usine.

Quelques familles ont leurs vieux sous le même toit, faute de retraite à l’époque.

J’ai fait tous les recensements depuis 1818, et ils permettent de suivre l’histoire des maisons, je vais tous vous les mettre et même l’histoire de quelques maisons.

Ce recensement de 1926 a une particularité : il mélange les 2 côtés de la route, et on passe à chaque instant d’un côté à l’autre, ce que l’on peut suivre par le chiffre pair ou impair de la maison. Le tableau qui suit donne (de gauche à droite) le numéro de la maison en commençant par le 2 alors GUILLARD qui deviendra HAURY par alliance, les noms, années de naissance, toujours un « chef » par ménage, même si c’est une femme, enfin le lien avec le « chef » et dans la dernière colonne le métier du chef, parfois de ses enfants… ou des domestiques.

2 Guillard Marie

Guillard Louise

Guillard Alexis

Guillard Charles

Guillard Gabriel

Guillard Jean

Truon Angélique

Blanloeil Elise

1868

1900

1902

1903

1907

1910

1862

1911

Nantes

 

 

 

 

 

Carquetou

Nantes

chef

fille

fils

fils

fils

fils

 

 

jardinière

jardinière

jardinier

jardinier

 

 

domestique

domestique

3 Merzeau André

Guissard Léa

Merzeau Françoise

1878

1876

1904

Bordeaux

Poitiers

Bordeaux

chef

épouse

fille

industriel Marly
Bossis Alphonse

Quinion Joséphine

Bossis Alphonse

1872

1844

1903

Sautron

Nantes

chef

épouse

fils

docteur
5 Gautier Léon

Beauquin

Gautier Léon

Maindron Gustave

Duchêne Pierre

Vallet Esther

1874

1870

1913

1863

1906

1906

Chap. Heulin

 

 

Longeville

Millias

H. Fouassière

chef

épouse

fils

garçon

neveu

bonne

hôtelier

 

 

6 Huchet Jules

Poilane Marie

Poilane Anne

Olivier Marie

Barreteau Pierre

1906

1876

1874

1880

1877

St Sébastien

Nantes

 

Hte Goulaine

Perrier

chef

épouse

 

 

 

employé

 

 

domestique

domestique

7 Halbert Edouard

Allard Madeleine

Halbert Marguerite

Halbert Camille

Halbert Paul

Halbert Georges

Halbert Marie

Gravoueil Marie

Delhommeau Marguerite

1877

1877

1908

1909

1911

1912

1913

1893

1871

Nantes

La Pouëze

Nantes

Nantes

 

 

 

Chap. Hermier

Vieillevigne

chef

épouse

fille

fille

fils

fils

fille

 

 

négociant en grains

 

 

 

 

 

 

cuisinière

femme de chambre

8 Duret Edmond

Josse Renée

Duret Renée

1895

1899

1924

Sr Colombin

Touvois

Nantes

chef

épouse

fille

manœuvre
Salleron Jean

Quitard Armande

Salleron Ernest

1891

1895

1918

Gournay

St Hilaire Voust

Nantes

chef

épouse

fils

cordonnier
Burgaud Léon

Sorin Madeleine

Burgaud Léon

1876

1976

1903

Bouin

 

Nantes

chef

épouse

fils

roulier
Boisselier Jean

Coulon Philomène

Boisselier Roger

1876

1876

1910

Gétigné

Cugand

Nantes

chef

épouse

fils

tisserand
Jarraud Louise

Jarraud Marcelle

Couteau Georgette

1886

1911

1921

 

Paris

Nantes

chef

fille

fille

ouvrière
Leparec Clément

Renaud Marie

Leparec Renée

Renaud Marie

1887

1884

1915

1858

Sévirac

Nantes

 

Vertou

chef

épouse

fille

belle mère

tisserand

couturière

 

couturière

Dequélou Pierre

Nouet Valentine

Dequélou Lucien

Dequélou André

Dequélou Gilbert

Dequélou Yvonne

1877

1884

1907

1911

1920

1924

Trimiac

Nantes

chef

épouse

fils

fils

fils

fille

Mal ferrant

 

serrurier

canotier

 

Thibaud Paul

Hamelin Pauline

1887

1889

Cugand

Nantes

chef

épouse

tisserand

ouvrière

11 Billot Emilie

Billot Roger

Billot René

Billot Isabelle

Billot Marguerite

Billot René

1872

1895

1898

1903

1903

1901

Franlotte

Paris

Alfortville

Nantes

 

St Malo

chef

fils

fils

fille

belle fille

petit fils

 

représentant com.

cap. au long cours

Gris Gustave

Moreau Eugénie

1876

1878

Boulogne

Le Pallet

chef

épouse

camionneur

épicière

12 Terrien Emile

Boussonnière Marie

Terrine Emile

Pillaud Pierre

1870

1875

1902

1908

Hte Goulaine

Vieillevigne

Nantes

Le Pellerin

chef

épouse

fils

 

boucher

 

boucher

garçon boucher

12 bis Halbert Marie 1855 Nantes chef
15 Milhane Auguste

Bernard Marie

Bernard Joséphine

1855

1857

1865

Nantes chef

épouse

belle soeur

forgeron

 

cigarière

Bonnet François

Clavier Marie

Bonnet Madeleine

1879

1889

1914

Nantes

Bourgneuf

Nantes

chef

épouse

fille

employé
Boiteau René

Chéneau Yvonne

Boiteau Aimé

1878

1880

1911

Chalonnes

Angers

chef

épouse

fils

chaudronnier

 

tourneur

Sorin Auguste

Loquais Berthe

Sorin Denise

Sorin Berthe

1896

1896

1922

1925

St Même

Boutgneuf

Vertou

Nantes

chef

épouse

fille

fille

chauffeur

 

Vallée Marie

Vallée Marie

1872

1905

Châteauthebaud

Vertou

chef

fille

 

employée Bureau

14 Tessier Joséphine

Tessier Ernestine

1861

1898

St Herblon

Douillé

chef

fille

journalière

employée commerce

Charrier Auguste

Goudard Alphonsine

Charrier Paulette

Charrier Renée

1884

1889

1913

1918

Nantes chef

épouse

fille

fille

peintre
15 Bureau Emile

Bureau Emile

Morin Jospéhine

1877

1911

1890

Bigrolles

Nantes

Nîmes

chef

fils

épouse

Md de chevaux
16 Chupin Edouard

Corbard Josephine

Chupin Edouard

Chupin Marcel

Chupin Simone

1887

1887

1915

1920

1920

La Chevrolière

Vertou

St Sébastien

Nantes

Nantes

chef

épouse

fils

fils

fille

boucher
17 Tireau Léon

Tual Marie

Tireau Andrée

Tireau Léone

1886

1882

1911

1916

Tours

Nantes

St Denis

Nantes

chef

épouse

fille

fille

chaudronnier
19 Basty Jules 1866 St Paul en Fabien chef employé commerce
20 Julien Henri

Langlais Marie

Lebot Henriette

Lebot Louise

1856

1858

1891

1899

Nantes

Carquefou

St Sébastien

Nantes

chef

épouse

fille

fille

journalier

 

couturière

comptable

21 Fradin Constant

Genty Marie

1873

1875

Monteauban

Saintes

chef

épouse

ajusteur
22 Fonteneau Yves

Brelet Léontine

Brelet François

1871

1876

1873

Haie Fouassière

Hte Goulaine

Hte Goulaine

chef

épouse

beau-frère

journalier
23 Grasland Yves

Pleidel Eulalie

Grasland Denis

Grasland André

Grasland Roger

1886

1891

1914

1919

1912

Domelais

Selesmené

Paris

Paris

Conquereuil

chef

épouse

fils

fils

fils

employé

 

23 Grésillon Léon

Grahoueil Anna

1870

1865

Nantes

Quimper

chef

épouse

sans profession
23 Vaire Marie

Vaire Gilbert

Vaire Jacques

Demy Edmond

1852

1909

1913

1882

Chap. Launay

Nantes

 

Orléans

chef

fille

fils

 

épicière

 

 

employé coiffeur

23 Roux Rémy

Landais Léontine

Peneau Célestine

Landais Pierre

1895

1895

1865

1857

Chanaie

Vertou

Landemont

chef

épouse

tante

beau-frère

verrier

caissière

23 Crespin René

Vergne Isabelle

Levigoureux Vincent

1879

1891

1900

Sarmache

Toulon

La Roche Bernard

chef

épouse

bourrelier

 

ouvrier bourrelier

Tendron Francis

Cormerais Angélique

Tendron Anne

Tendron Gabriel

Tendron Henri

Tendron André

1877

1883

1912

1914

1917

1921

Rezé

St Fiacre

Nantes

chef

épouse

fille

fils

fils

fils

épicier
Guillard Paul

Tardif Anne

1895

1899

Le Cellier

Nantes

chef

épouse

menuisier
Cerclé Alphonse

Dommeray Alice

Cerclé Christiane

1879

1877

1910

Issé

Nantes

chef

épouse

fille

journalier

 

couturière

26 Piton Joseph

Lenormand Rose

1887

1889

Landerneau

Chapelle Heure

chef

épouse

employé
26 Piton Marcel

Piton Marie

1912

1859

St Germain Lives

Landerneau

fils

mère

ajusteur
26 Hervouet Jean

Bernard Mélanie

1868

1873

Vieillevigne

Crédin

chef

épouse

apprêteur

journalière

27 Audebert Alexandre

Rialand Anne

Audebert Suzanne

1887

1885

1910

Mézel

Nantes

chef

épouse

fille

commerçant
28 Marchand Marie 1856 St Julien Concelles chef
28 Morel Jean

Morel Constante

Morel Louis

1863

1873

1903

Moedan

Erbray

chef

épouse

absent

manoeuvre
31 Bouvet Edmond

Barbé Désirée

1882

1887

Mayenne

St Georges Butav.

chef

épouse

peintre

journalière

31 Mazé Martial

Lecadre Jeanne

1895

1894

Nantes

St Graré

chef

épouse

ajusteur
31 Piveteau Constant

Gilard Marie

Piveteau Guy

Piveteau Yvette

1896

1896

1921

1925

Mouzils

St Denis Chevasse

 

Nantes

chef

épouse

fils

fille

employé

débitante

31 Millet Jeanne 1852 Guenrouet chef journalier
31 Chartier Augustine

Jolly Aimée

1887

1882

Latille

Eresquemont

chef

épouse

employé commerce

 

31 Fleury Alexandre

Lebroc Henriette

Angrevier Henriette

1888

1891

1914

St Gervais

Nantes

chef

épouse

fille

manœuvre

 

31 Pyré Victorine 1844 Mouzeil chef
32 Cassin Henri

Martineau Marie

Texier Anne

1852

1856

1907

Nantes

 

Questembert

chef

épouse

 

 

 

domestique

35 Connan Désirée 1855 Sorinière chef
35 Racineux Josephine 1881 Gétigné chef vendeuse
35 Cassard Ernestine

Piton Joseph

Piton Félicité

1878

1902

1900

Doulon

Tremblay

Vertou

chef

 

 

jardinière

domestique

domestique

36 Renault Georges

Ducros Henriette

Renault Suzanne

1883

1890

1907

Rennes

Paris

Levallois Perret

chef

épouse

fille

directeur
38 Louis Marie

Rubion Thérèse

Audiait Jeanne

1887

1837

1856

Chantenay

Port St Père

Fay de Bretagne

chef

tante

mère

couturière
38 Ganier Joseph

Leloup Joséphine

1870

1871

Nantes

Carquefou

chef

épouse

manœuvre
39 Laigle Marie

Laigle Léontine

Laigle Geneviève

Moriceau Léontine

1849

1876

1900

1882

Haie Fouassière

Nantes

 

Haie Fouassière

chef

fille

petite fille

soeur

 

 

lingère

journalière

39 Laigle Louis

Huchet Marie

Laigle Louis

Laigle Michel

1874

1875

1902

1909

Nantes

St Sébastien

chef

épouse

absent

absent

entrepreneur
41 Brelet Adrien

Hery Marie

Brelet Adrien

1862

1868

1901

Nantes chef

épouse

fils

entrepreneur

 

absent

43 Ferrand Emile

Grimaud Marthe

Ferrand France

Grimaud Pierre

Grimaud Eléonore

1875

1887

1908

1847

 

Nantes

Donges

Vertou

St Aubin d’Aubigné

Gesté

chef

épouse

fille

père

mère

ébéniste

 

46 Neau Constance

Boucaut Louise

1846

1887

Indret

Paimboeuf

chef

 

 

domestique

48 Mouillé Jules

Guépin Telside

Mouillé Marcel

1866

1873

1893

Nantes chef

épouse

fils

voyageur

 

voyageur

49 Couvrand Jean

Lecan Marie

Courand Jean

1878

1878

1906

Crossac

Vallet

chef

épouse

fils

maçon

 

absent

49 François Auguste

Lebot Maire

François Maurice

François Robert

1887

1882

1908

1905

St André Goule d’oie

Nantes

chef

épouse

fils

fils

tissier

 

mécanicien

50 Biron Henri

Coureaud Léontine

Biron Henri

1900

1901

1925

Nantes

Touvois

Nantes

chef

épouse

fils

débitant
52 Moreau Clair

Sauvestre Eugénie

Athimon Louise

1858

1859

1896

Rezé

 

Le Cellier

chef

épouse

 

 

 

domestique

54 Gravoueil Jules

Gonidet Marie

1863

1886

Machecoul

Nozay

chef

 

éleveur

employée

56 Grégoire Marie 1850 Machecoul chef
56 Guilbaud Célestine

Guilbaud Joseph

Derrien Marie

1872

1915

1906

Chap. sur Erdre

Nantes

Chap. sur Erdre

chef

fils

mère

 

 

brodeuse

64 Huet Jeanne

Grellier Marie

1883

1893

Louannec

St Mayeux

chef

 

maraîcher

ouvrière

68 Olivier Auguste

Connan Angélique

1863

1867

Nantes chef

épouse

jardinier
70 Chataigner Françoise 1846 St Sébastien chef
72 Chataigner Gustave

Marchand Marie

Chataigner Marie

1871

1877

1908

St Sébastien

Vallet

Nantes

chef

épouse

fille

Md de fourrage

 

couturière

74 Bardoul Louis

Dubois Anne

1868

1869

Nantes

Plelan le grand

chef

épouse

78 Lascombes Alfred

Brisson Hélaine

1894

1892

Troyes

Vieillevigne

chef

épouse

livreur
78 Ducros Blanche 1859 Le Havre chef
78 Rivet André

Baron Berthe

1856

1886

Marignane chef

fille

charcutier
78 Parchanton Jean

Gasnier Joséphine

Parchanton René

Parchanton Simon

Parchanton Armand

1887

1882

1909

1902

1915

Nantes chef

épouse

fils

fils

fils

manoeuvre
78 Martineau Pierre

Droneau Elise

Martineau Valentine

1887

1896

1914

St Jean de Monts

Nantes

chef

épouse

fille

manoeuvre
82 Quairiau Eugénie

Truon Joseph

Truon Marguerite

1875

1887

1897

St Sébastien

 

Missilac

chef

frère

belle soeur

charcutière

 

cuisinière

84 Bugnot Maurice

Vannier Marie

Bugnot Claudine

Bugnot Annick

1889

1900

1922

1925

St Tarnier ?

Dupam ?

Nantes

Nantes

chef

épouse

fille

fille

employé
86 Desbois Perrine

Charlot Julienne

Leguennec Angèle

1872

1914

1906

Suchenne

Becleon

Suchenne

chef

nièce

 

 

 

domestique

90 Jaffrès Ambroise

Sené Alain

Jaffrès Yvonne

1883

1895

1923

St Fragoul

Lesmeren

Nantes

chef

épouse

fille

concierge

 

94 Pilloquet Germaine

Pilloquet Marie

1879

1883

Nantes

Nantes

chef

épouse

jardinière
100 Bouhier Louis

Thouaneau Marguerite

Bouhier Anne

Bouhier Paul

Clouet Fernande

1885

1893

1910

1921

1902

Garnache

Nantes

St Philbert Gd Lieu

Nantes

Vertou

chef

épouse

fille

fils

 

commerçant

 

 

 

employée

102 Lemaqueresse Henriette

Lemaqueresse Jean

Lemaqueresse André

Lemaqueresse Jean

Tillaud Henriette

1886

1883

1911

1919

1852

St Sébastien

Hervignac

 

 

 

chef

époux

fils

fils

fille

négociant en grains
103 Praud Gabriel

Artaud Marguerite

1882

1892

Bouguenais

Rezé

chef

épouse

voyageur
103 Allain Emile

Perrault Berthe

Allain Paul

1882

1890

1920

Nantes

St Sébastien

Nantes

chef

épouse

fils

directeur gaz
103 Guibert Pierre

Augé Jeanne

1861

1862

St Philbert Gd Lieu

St Colombin

chef

épouse

employé d’octroi

Edouard 2° HALBERT 1877-1932 : train de vie

Edouard 2° HALBERT : train de vie

Son grand-père Mounier, d’origine modeste (j’y reviendrai très longuement) a vécu sans dépenser bourgeoisement, se contentant même d’une pièce à vivre et louant les autres pièces de la maison à des tiers.  Son aptitude au travail, et son modeste train de vie, alors que ses affaires florissaient, augmentaient d’autant les économies, ce qui explique qu’il put acquérir plusieurs maisons rue Saint-Jacques et route de Clisson à Nantes. Ajoutons que la route de Clisson où il s’installa en 1843 était un monde rural non urbanisé, et il était le seul au sud de la Loire à Nantes, à fournir les chevaux, alors nombreux, en avoine et foin.

Edouard 2° Halbert sera héritier du commerce de grains et fourrage créé par son grand père Jacques Mounier à l’époque du cheval à Nantes. Il jouit de la maison et du commerce depuis son mariage, car ses parents se sont retirés en sa faveur, mais il attendra 1923 pour voir la succession effective de son père et 1932 celle de sa mère. Ils ne lui laissent pas que les biens Mounier, car son père a aussi une partie des biens BONNISSANT-LEBRAIRE.

Je suis née en 1938, et j’ai mémoire d’une « bonne à tout faire » nommée Émilie, qui semble avoir terminé sa carrière après la guerre. Je savais donc que mes grands parents avaient une domestique. J’étais loin de m’imaginer ce que je viens de découvrir dans les recensements.

Les recensements de la ville de Nantes, que j’ai entièrement dépouillés et que je vais publier sur mon blog, m’apprennent qu’en 1926 mon grand père n’a pas une, mais deux domestiques, l’une dénommée « cuisinière », l’autre « femme de chambre », et ces domestiques sont recensées sous son toît, car y vivant, logées sans doute sous les toits, comme c’était alors souvent le cas de ces femmes, et travaillant certainement beaucoup plus que 35 h par semaine, comme de nos jours.

Voici le recensement de 1926 concernant la maison de mon grand père Edouard Halbert :

 

Halbert Edouard

Allard Madeleine

Halbert Marguerite

Halbert Camille

Halbert Paul

Halbert Georges

Halbert Marie

Gravoueil Marie

Delhommeau Marguerite

1877

1877

1908

1909

1911

1912

1913

1893

1871

Nantes

La Pouëze

Nantes

Nantes

 

 

 

Chap. Hermier

Vieillevigne

chef

épouse

fille

fille

fils

fils

fille

 

 

négociant en grains

 

 

 

 

 

 

cuisinière

femme de chambre

Certes, ce recensement donne d’autres maisons de la route de Clisson ayant domestique. Notamment, plusieurs personnes âgées, en couple ou seules, ont domestique.

Je suis âgée de 82 ans, vit à domicile. Je sais qu’on ne peut tout faire seule, et j’ai aide ménagère depuis des années faute d’avoir encore mes épaules. Mais j’ai une retraite, ce qui n’existait pas en 1926, et j’ai le système actuel des aides ménagères quelques heures par semaine, alors qu’en 1926, il n’existe aucune retraite, et les personnes âgées terminent leurs jours soit :

  • avec une domestique, pour ceux qui ont encore un capital, donc les plus aisés
  • auprès d’un enfant qui gagne sa vie, pour les plus chanceux en famille
  • à l’hospice pour tous les autres, et je ne sais s’ils sont la majorité. Ce que je sais c’est que l’EHPAD actuel n’a rien à voir avec l’ancien hospice, recueil des pauvres, mais pauvrement.

La route de Clisson n’échappait pas à cette vision sociale des personnes âgées d’alors, et on y observe bien des familles qui ont près d’eux leur ancien(ne), et des personnes âgées seules avec domestique. Et pour mémoire, je me souviens qu’il y avait hospice pour les vieux à l’hôpital Saint-Jacques tout proche. Cela c’était avant les EHPAD actuels.

Revenons à Edouard 2° et à son train de vie. Je dois vous avouer que j’ai été totalement stupéfaite d’apprendre par ce recensement que mon père, Georges Halbert, et ses frères et sœurs, alors tous adolescents, ont connu ces 2 domestiques. Je découvre ainsi une fascette de mon père qui m’était inconnue, car il a donc eu une enfance très bourgeoise.

Mais j’apprends dans ce recensement de la route de Clisson en 1926 bien plus encore.

En effet, le même recensement de 1926 nous apprend aussi toutes les professions des habitants de la route de Clisson, et j’y fais une énorme découverte pour l’histoire de la famille, que je m’empresse de vous conter.

Lorsque Jacques Mounier, le « grand père breton aux origines modestes », s’installe route de Clisson en 1843 et y lance un commerce de grains et fourrages, cette route est un désert rural. Dans tous les recensement avant la seconde guerre mondiale, l’agent recenseur du 4° canton de Nantes fait brusquement une coupure sur son registre et annonce qu’il commence la partie rurale : la route de Clisson.

Le commerce de grains de fourrages est alors seul au sud de Nantes, à une époque où le cheval assure la traction des nombreux véhicules et des machines diverses. Mais la vapeur et le moteur à essence arrivent et vont supplanter le cheval. On gardera de nos jours la mémoire du cheval dans nos instruments de mesure. On a défini le « cheval-vapeur » comme la puissance développée par un cheval pour remonter de 1 m une masse de 75 kg en 1 s.  Et aux chevaux-vapeur on a ajouté les chevaux fiscaux pour les automobiles. Quel Français n’a jamais entendu parler de la 2 CV, la 4 CV …

Tandis que le nombre de chevaux diminue drastiquement entre les 2 guerres mondiales avec la multiplication des automobiles, le recensement de 1926 donne route de Clisson 2 autres marchands concurrents, respectivements installés au 102 et au 72 :

102 Lemaqueresse Henriette

Lemaqueresse Jean

Lemaqueresse André

Lemaqueresse Jean

Tillaud Henriette

1886

1883

1911

1919

1852

St Sébastien

Herbignac

 

 

 

chef

époux

fils

fils

fille

négociant en grains
72 Chataigner Gustave

Marchand Marie

Chataigner Marie

1871

1877

1908

St Sébastien

Vallet

Nantes

chef

épouse

fille

Md de fourrage

 

couturière

Ils sont de la même génération qu’Edouard 2° Halbert, né en 1877, vivent plus modestement car je n’y vois pas de domestiques sous leur toît. Ainsi j’apprends que la concurrence est là alors que le marché décroît.

Or, dans le même temps, voici la mémoire de la famille :

« En 1926, Edouard Halbert, atteint de rhumatisme articulaire, est soigné au salicylate, et est mis au régime. Le traitement déforme ses doigts et agit surtout sur son caractère, tandis que toute la famille doit suivre le régime. En mai, il part en cure 3 semaines pour atténuer sa maladie.
C’est à cette époque qu’il délaisse ses affaires au profit des organisations  professionnelles.
Sa femme, aidée de ses 2 filles aînées, s’occupe du commerce. Elle gère en particulier la comptabilité avec beaucoup de rigueur. Elle transmet cette compétence à ses 2 filles.
En 1930, Edouard Halbert achète une voiture Delaunay-Belleville, qu’il fait transformer près de Paris pour y ajouter des sièges. Ainsi, la famille peut pique-niquer le dimanche au bord de la mer, ainsi à Pornic. Il achète même une tente de plage et fait faire une boîte de rangement de la vaisselle. » 

Je comprends que mon grand père est atteint, comme moi, de la goutte, qu’il a transmise à mon père, puis à un de mes frères et moi. Cela fait plus de 45 ans que je suis volontairement au régime anti-goutte pour la fuir, et il n’a rien de désagréable. Je suppose qu’à l’époque, le régime était sans doute moins connu que de nos jours et un peu plus fantaisiste pour qu’il ait laissé un tel souvenir à ma tante !

Le changement de caractère et l’éloignement des affaires auraient pu aussi être la conséquence des difficultés déjà rencontrés dans son commerce ?

Il n’en est rien puisqu’en 1930 il affiche un tel train de vie avec la Delaunay-Belleville, voiture alors considérée comme exceptionnelle. Pourtant Renault et Citroën ont déjà beaucoup de modèles connus et en série. La petite histoire orale de la famille nous raconte qu’il fallait tant de temps pour la faire démarrer qu’on aurait été plus vite à pied à l’église le dimanche ! Mais, manifestement Edouard tenait à parader.

La voiture est pour alors beaucoup d’hommes un objet d’identification narcissique et virile. Certes, beaucoup de femmes passèrent leur permis de conduire avant la seconde guerre mondiale, comme ce fut le cas de maman, mais elles n’eurent plus le volant après le mariage, car il était réservé au mari.

Ainsi, avec ses 2 domestiques et sa belle voiture, alors que les chevaux se raréfient avec la motorisation, et qu’il y a des concurrents, Edouard 2° Halbert, mon grand père vivait au dessus de ses moyens et méritait les reproches incessants de ses parents, reproches qui nous ont été transmis en 1939 par son fils Paul, écrivant les mémoires de la famille. Voici donc la mère d’Edouard 2°, sachant qu’elle était fille de Jacques Mounier le fondateur, venu de Bretagne d’une famille nombreuse de laboureurs, et créateur du commerce de grains et fourrages :

 

« Marie Monnier, épouse d’Edouard 1er Halbert 1855-1932
Marie Monnier avait hérité des qualités de son père, goût du travail, rouerie dans les affaires, goût de l’économie poussé jusqu’à l’avarice. C’était elle qui portait la culotte.
Route de Clisson le commerce de grains et fourrages prospérait. De Bretagne, les avoines arrivaient par gabares, on les camionait à la maison, on pesait, ajustait, les ficelait en sacs que les camions allaient livrer aux clients. A la saison des foins, des gabarres lourdement chargées des foins des prairies de l’embouchure de la Loire remontaient jusqu’à Nantes sur le quai Moncousu. C’était la période de la cale aux foins. La « cale » durant tout l’été, de juillet à septembre. Sous le soleil de plomb on déchargeait le foin dans les charrettes, sous les ardoises brûlantes des greniers on rentrait la provision de foin pour l’année chez les clients.
Il fallait être partout, être à la cale, chez les clients, assister à la réception des charrettes de campagne, préparer les expéditions d’avoine, et quelquefois travailler tard dans la nuit, les mains coupées par le fil rude à ficeler les sacs pour les livraisons du lendemain, à 5 heures les camionneurs arrivaient, trouvant leurs chevaux pansés par Edouard 1er Halbert. Les dimanches d’été, il fallait aller au Pellerin, à Frossay, ou à Rouans pour acheter du foin aux herbagers, discuter, finasser et montrer de la rouerie pour ne pas être roulé soi-même.
En 1877, ils eurent un fils qui épouse Madeleine Allard.
Avant leur mariage ils firent construire la maison située 2 chemin de la Gilarderie et vécurent tous les deux dans cette maison jusqu’à leur mort.
Edouard Halbert mourut en juin 1923 et sa femme en février 1932.
Durant les dernières années de leur vie, ils ne surent guère profiter du bonheur d’avoir en face chez eux leurs enfants et petits enfants. La mère faisait à son fils des reproches souvent violents sur sa façon de gérer le commerce ou sur ses dépenses. »

Photo de 1936

Hélas, Edouard 2° avait transmis le goût des belles voitures, au dessus des moyens de son commerce, à son fils mon père, que l’on voit sur la photo de 1936 en tablier et béret, le 2ème à gauche debout devant la porte du magasin.

Hier, 26 mai, mon lit a été fait pour la 1ère fois depuis le 9 mars

C’était un grand jour, sans l’aide à domicile (l’ADAR me considère comme non fragile, et donc non prioritaire depuis le 9 mars), mais avec une femme de ménage au CESU, avec masque.

Mon lit depuis le 9 mars n’est plus du tout bordé, ni en bas ni en haut, car même les draps housse, je ne peux les installer sans mes épaules, donc j’ai coupé d’anciens draps de chanvre épais, et sans rien border ni en haut, ni en bas, ni sur les côtés, je m’étale, avec ma machine RESPIRONICS car je dors avec son tuyau dans le nez, et je ne bouge pas.

Mais hier, grâce à la femme de ménage, tout a été changé et aspiré, car j’ai d’autres misères et cela est nécessaire.

Je reviens demain vers vous avec la suite de l’histoire d’Edouard.

Odile

qui vit désormais dans un appartement à nouveau propre et agréable

Edouard 2° Halbert 1877-1932 passe 7 ans et demi au service de la France

Edouard 2° Halbert au service de la France

Le 12 octobre 1895, alors âgé de 18 ans depuis le 21 août, il entre comme « engagé volontaire pour 3 ans » au 65° régiment d’Infanterie. Il a devancé l’appel, probablement dans le but d’être libéré plus tôt pour entrer ensuite dans l’affaire de son père.
Cette durée de 3 ans nous semble longue, pourtant c’est exactement la même que celle imposée à tous les conscrits alors appelés à 21 ans pour le service militaire obligatoire. Cette durée est encore plus longue si on la rapporte à l’espérance de vie d’alors, qui n’est que de 48 ans, alors que de nos jours elle dépasse 75 ans.
Pourtant sa génération, comme les suivantes, vont aussi connaître 4 années de guerre en 1914. Entre-temps, Edouard, dans la réserve, effectue des périodes :

  • au 65° R.I. du 19 août au 15 septembre 1901
  • au 136° R.I. du 3 au 30 mars 1904

Le 8 août 1914, il est mobilisé, passe ensuite au 291° général d’Infanterie le 1er septembre 1915, au 12° général le 20 janvier 1916, au 20° du train des équipages le 21 décembre 1916. Mis en sursis comme expert en fourrages à Nantes du 14 septembre 1917 au 21 décembre 1917, date à laquelle son sursis est annulé et il est envoyé au 11° du train. Il est démobilisé le 10 janvier 1919, date à laquelle il se retire à Nantes, et ne sera dégagé de toutes obligations militaires que le 10 novembre 1923.

Ainsi, Edouard, qui n’a vécu que 55 ans, a passé 7 ans et demi de sa vie au service de la France, comme l’immense majorité des Français d’alors. Ill y a consacré 13,6 % de son temps de vie !

En partant en 1914, Edouard Halbert, mon grand-père paternel, laissait à la maison 5 enfants. De son côté, Edouard Guillouard, mon grand-père maternel, 3 enfants. Certes, ils ne furent pas en première ligne, mais ils furent loin de leur famille et de leurs affaires, alors gérées par leur père pourtant plus très jeune.

Mes grands pères eurent pourtant la chance de pouvoir s’offrir une photo de leurs êtres chers. Voivi les 5 enfants d’Edouard :


Edouard 2e HALBERT °Nantes 21 août 1877 †idem 24 février 1932 fils de Edouard HALBERT et Victoire MOUNIER Négociant en grains et fourrages route de Clisson x Nantes 23 septembre 1907 Magdeleine ALLARD °La Pouëze 1er février 1886 †Nantes 1960 Fille de Louis-Augustin-Pierre & Françoise Moreau
1-Marguerite HALBERT °Nantes 6.7.1908 †Gesté (49) 15 mai 1961 Dont postérité
2-Camille HALBERT °Nantes 1er décembre 1909 Dont postérité
3-Paul HALBERT °Nantes 7 mars 1911 †Nantes 24 novembre 1964 Dont postérité
 4-Georges HALBERT °Nantes 5 juin 1912 Dont postérité
5-Marie-Louise HALBERT °Nantes 1914 SA-SP

et ses amis

Reffé, l’un des 10, ne fera jamais de service militaire, pour cause de rachitisme. Longtemps dans la famille, on racontera encore que c’est lui qui a vécu le plus longtemps.

le physique d’Edouard, selon sa fiche militaire

La fiche militaire d’Edouard le donne blond, 1,64 m.
Je suis très surprise par la couleur des cheveux, d’autant que son fils Paul les a noirs et son fils Georges, mon père, les a chatains. En outre les photos, certes en noir et blanc à l’époque, ne laissent aucunement pressentir un blond. Je reste très sceptique sur cette prétendue blondeur.

 

 

Les amis d’Edouard HALBERT : le groupe des 10

Histoire d’une amitié à Nantes Saint Jacques : le groupe des 10

Cette histoire a pu être reconstituée en 2002 grâce à : Michel Halbert, fils de Paul du groupe des 10, qui avait 3 photos ; Alain Guillouard petit-fils d’Edouard du groupe des 10, qui avait le texte original et des photos – Texte et photos réunies par Odile Halbert, petite-fille d’Edouard Halbert ainsi que d’Edouard Guillouard.

Ils étaient 10 amis, tous issus du quartier Saint-Jacques de Nantes, plus ou moins parents.
Ils nous ont laissé divers témoignages de leur amitié : 4 photos solennelles, et quelques photos plus privées, qui témoignent de leurs rencontres et ballades manifestement plus fréquentes que tous les 10 ans.
Un texte rempli d’humour témoigne de ce groupe. L’auteur est manifestement l’un des 10, voire les 10 ensemble lors de la réunion de 1925. Probablement Chauvet.
Edouard Halbert, mon grand père paternel, disparaît le 1er, en 1932 : on ne le voit donc plus sur la dernière photo que l’on peut alors dater de 1935.

Nous possédons une date pour le texte : novembre 1925.
Ce texte, dont nous possédons la frappe originale de l’époque, donne des dates. Nous nous efforçons de mettre une date sur les photos. Vos suggestions seront les bienvenues !
Les 4 photos les donnent toujours à la même place. Le texte donne 1900 pour la 1ère, alors que la mémoire des descendants donne 1905 puis tous les 10 ans.
Le texte donne une photo en 1920, qui serait la 2e On obtient d’ailleurs le même résultat en ajoutant 10 ans à 1905, et en excluant 1915 pour cause de guerre, ce qui donnerait 1919 ou 1920.
La 3e pourrait être datée de 1925, date à laquelle Edouard Halbert vit encore. En effet, le texte est rédigé en 1925, et ils l’ont sans doute élaboré ensemble, si ce n’est fêté ensemble.
La 4e serait alors de 1935 ou 1940. Je vous laisse dans ce texte original :

En 1905, voici de gauche à droite, au 1er rang :
Henry Cassin
Henri Dupras, père de l’abbé
Louis Guillouard °11.5.1880 †2.10.1964
Gustave Cassin
Edouard Halbert °21.8.1877 †24.2.1932
au 2e rang :
Etienne Chauvet
René Reffé
Cormerais dit « Camelia »
Paul Halbert °18.1.1882 †18.3.1942
Edouard Guillouard °1.2.1877 †20.9.1946

En l’an de Grâce Mil neuf Cent
Une bande de joyeux drilles,
Un dimanche, fit « Tirer leurs billes »
Chez un photographe épatant.
Ils étaient dix, ni plus ni moins ;
Edouard Halbert, le marchand d’foin,
Chauvet, Reffé, les Cassin Frères
Cormerais, Dupras, Paul Halbert,
Edouard Guillouard et son frère Louis
Les voici tous,     Cadédie !


Un beau jour, l’un d’entre eux prit femme
Cette …… maladie là se gagne
Tant et si bien, qu’en un instant,
Les neuf autres en firent autant.
René Reffé, jeune pourtant,
Conjugua son amour brûlant
Avec ( oh ! le sacré grand diable ! )
Une jeune fille estimable
Qu’il « zieutait » depuis fort longtemps !
Louis Guillouard eut bientôt mérite
De leur présenter son …. Edith.
Du coup, « la Pipe » se sentant
Des ardeurs, qu’il contient à peine,
Découvre et …. croque Madeleine.

Cormerais à Marie Dupras
Un beau matin offre son bras.
Edouard, des Guillouard, l’Ainé
Bientôt convole avec ….. l’Aimée.
Henri Cassin voit jouvencelle
Et tombe amoureux d’Isabelle.
Et peu après, Chauvet Etienne
Egalement épousa la Sienne.
De joie, il accorde sa sœur
A Gustave qui fait son bonheur.
Henri Dupras, doucettement
Sans bruit, suivit le mouvement.
Enfin, Paul Halbert, le Mitron
A Marguerite offrit son nom.
Et c’est ainsi que chacun d’eux
Devint beau-frère, oncle ou neveu
Du cousin ? ? ! ! Y’a d’quoi dev’nir fou
Vous n’y comprendrez rien du tout !

———–

Ici, recueillons-nous un peu
Un instant, pour remercier Dieu
D’avoir traversé la tempête
En conservant tous notre tête.

———–

Vingt ans après, nos bons gaillards
Derechef et bien posément
Ensemble retournèrent dare-dare
Chez le photographe épatant.
………………………………..
………………………………..
Alors on fut bien surpris
Comparant les photographies,
De constater, Oh ! cruel sort,
Combien de vieillir on a tort !
Chauvet n’a plus l’air d’un potache
Qui sort du Lycée à l’instant ;
Son double menton, ses moustaches,
Lui donnent un aspect conquérant.

René Reffé, ( ça c’est curieux )
A toujours le même air sérieux,
Et porte très allègrement
La différence des vingt ans.
Joseph Cormerais a … durci
Ce qui l’a tant soit vieilli
Mais a conservé malgré tout
Moustache de chat, dent de loup.
Le Gustave des ébats joyeux
Est devenu mari parfait
S’il a perdu quelques cheveux
Il a conservé ….. son toupet.
Et Paul Halbert, le jeune imberbe,
Maintenant a mine superbe
Elle le sait bien et faut voir comme
Marguerite le trouve bel homme !
Edouard Guillouard, après la guerre
Son joli « bouc » a conservé.
En le voyant le caresser,
On croit voir revivre son Père.
« La Pipe » Bien dodu, bien rond
A toujours son p’tit air frippon
On en fait la preuve sans peine :
Voyez-le regarder Mad’leine !
En contemplant Henri Dupras
On trouve qu’il ne change pas
Même il n’a pas fait ablation
De sa barbiche…. Napoléon.
Louis Guillouard a fait son chemin
Et sa Barbe de Capucin
Sied et complète à merveille
Le « port » d’un gros industriel.
Henri Cassin, Oh ! se déplume
Au menton de barbe n’a plus
Ça fait une face de Lune
Et bonne mine, doux Jésus ! ….

Quoiqu’il en soit, l’ensemble est bon.
Ils n’ont pas l’air de vieux barbons,
Mais plutôt de gens raisonnables
Pondérés, tenant bien à table
Et surtout, sans forfanterie
A garder leur camaraderie.
………………………………..
………………………………..
Vingt ans se sont écoulés !
Ces jeunes, devenus « Aînés »
Papas, Tontons, même Beau-Père !
Peuvent regarder en arrière.
A la France, spectable charmant,
Ils offrent trente-quatre enfants :
Quatorze garçons et vingt filles
Et leur dix épouses gentilles.
Ces braves refusant de vieillir
Théodule va les rajeunir !

8 Novembre 1925

Nous datons cette dernière photo de 1935. Ils sont 10 mais sans Edouard Halbert, parti le prmier en 1932.