Aller en ville

Née à Nantes quartier Saint-Jacques, situé au Sud des Ponts, j’ai toujours entendu dire, et dis moi-même, et je redis encore, lorque je vais au centre de la ville de Nantes :

Je vais en ville.

Bon, je ne dis pas « je monte en ville » comme disaient les habitants hors Nantes, mais tout de même je m’exprime comme si je n’étais pas moi même en ville.

Et vous ?
Odile

ATTENTION : le titre de « sieur de » ne veut pas dire « propriétaire »

Cela fait plus de 25 ans que je crie, haut et fort, que jamais le titre de sieur n’a signifié propriétaire car la mode et l’orgueil étaient autrefois (et sans doute de nos jours) immenses, et on se parait de titres.

POUR SAVOIR S’IL Y A EU PROPRIÉTÉ IL FAUT IMPÉRATIVEMENT EN AVOIR LA PREUVE DANS UNE SOURCE PRIMAIRE (acte notarié de vente, ou bail, ou imposition dans un chartrier etc…)

Célestin Port n’est en aucun cas une preuve de propriété, car il ne vérifiait pas les actes primaires, et se contentait de recopier les titres dont on se paraît.

Ainsi, l’acte concernant Nicolas Gebu qui suit n’est pas une preuve de propriété et signifie seulement qu’il s’est présenté chez le notaire en se parant du titre vrai ou faux, et bien souvent c’était faux.

Cet acte est aux Archives Départementales du Maine-et-Loire, 5E36 – Voici sa retranscription (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

Le 18 mai 1624 après midy par en la cour du Lyon d’Angers endroit par devant nous René Billard notaire d’icelle fut présent en sa personne honorable homme Nicolas Gebu sieur la Fourerye tant en son nom que au nom et procureur de honorable femme Loyse Faucillon sa femme autosisée à la poursuite de ses droits et fondé de procuration de ladite Faucillon passée par Me René Douault et Bonaventure Giraudeau notaires de la cour de sainte James près Segré ce jourd’huy avant midy, soubzmetant lesdits Gebu et ladite Faucillon et les biens de ladite procuration leurs hoirs etc o pouvoir etc confessent avoir fait en son nom et audit nom vendu quité cedé délaissé et transporté et encores vend quitte cède délaisse et transporte dès maintenant à présent à toujoursmais perpétuellement par héritage à Jehan Davy laboureur et Jehan Tabouret sa femme à ce présente stipulante et de son dit mari autorisée, leurs hoirs, scavoir est le lieu et closerie de la Tiefenaye composé de maison à laquelle il y a cheminée et avec les aireaux et issues qui en dépendent, le tout contenant 7 cordes ou environ ; Item ung petit jardin clos à part contenant 2 cordes ou environ joignant et atenant de toutes parts ladite maison et aireaux ; Item une pièce de terre appellée la Gaulterye close à part contenant ung journau ou environ, joignant d’un costé la pièce de terre du lieu de la Haulte Rivière d’autre costé le chemin tendant de Chazé à la Chapelle sur Oudon d’un bout la terre du sieur de la Haulte Rivière

Cet acte est paru sur mon blog sous le titre ! Nicolas Gebu et Louise Faucillon vendent des terres : 1624
Je remets ici la retranscription de la première page car j’avais fait une erreur de lecture du nom du lieu, il est bien écrit ici « Nicolas Gebu sieur de la Fourerye » et non de la Fourière.

CE BILLET EST CLASSÉ DANS LA CATÉGORIE
VANITÉ
car c’est le seul sens de ce billet

Quand on fait des recherches, on n’a pas le droit de croire n’importe quoi, même pas Célestin Port
Mon site et mon blog  luttent contre les fausses informations

 et je constate désespérée qu’après plus de 25 ans de cris contre la vanité, il y en a encore pour y croire.

Pelissonnier : métier à Vertais (Saint Sébastien) en 1710

Dans le faubourg artisanel très dense de Vertais on trouvait en 1710 un pelissonnier, et il était très aisé, infiniement plus aisé qu’un cordonnier etc…
Donc son métier rapportait très confortablement sa vie.

Mais hélas, les dictionnaires anciens ne donnent rien sur pelissonnier ou même pelisson, si ce n’est que je trouve sur le Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) http://www.atilf.fr/dmf/definition/pelisson

PELISSON, subst. masc.
COST. « Vêtement de dessous, porté par les hommes et les femmes, fait d’une pelleterie cousue entre deux tissus, en sorte que la fourrure n’apparaît que sur les bords »

Cette fantaisie me paraît tout à fait excessive, mais la piste de la fourrure me semble bien plus probable, et je suppose donc que ce pelissonnier n’était autre qu’un fourreur et qu’on portait déjà des manteaux de fourrure.
Merci de vos avis et de me signaler si vous avez déja rencontré ce terme.

La porte de l’Espau : rue Dos d’Ậne, Nantes.

La ville de Nantes avait un nombre considérable de portes. Autant de passages où l’on montait la garde !!! Et où sans doute on percevait quelque droit de passage !

Paul de Berthou a recensé :
Charrière, Chalandière ou de la Poissonnerie, Saint Pierre, Saint Nicolas, Sauvetout, Brancas, des Changes, Drouin-Lillard, de l’Echellerie, du Port Briand-Maillard, de la Saulsaie, de Saint Cyr, des Chartreux, Mercoeur, de la Paterne, Château-Gailalrd, de l’Espau, de la Chambre des Comptes, de Saint-Louis, du Port-Communeau, Gellée, Barrière de la Corne de Cerf, de la Garde, Barrière de Bretin, Neuve, Saint-Jaqcues, de la Cohue, Saint-Saturnin, de Richebourg, Blanche, Barrière Fouquet.

Hier, je vous mettais : le Châtelet, rue Dos d’Ậne, Nantes. Il y était question de la Porte de l’Epau. La voici, toujours selon les notes de Paul de Berthou.

  • Porte de l’Espau
  • 1615 : la ville demanda le renvoi des munitions fournies ; elles revinrent par la Porte de l’Espau, qui existait au bout de la rue Dos d’Ậne (Travers, III, 198)
    Je lis dans le Dictionnaire des Terres du Comté Nantais, par M. Ernest de Cornulier, p. çç, que la terre et seigneurie du Chaffault était des anciens vicomtes de Rezé, dont la famille du Chaffaut est issue, et qu’en 1662 le Chaffault fut vendu par Charles de Lespinay Pierre Noblet sieur de Lespeau, avocat général en la chambre des Comptes. Serait-ce le nom de cet avocat général qui fut donné à la Porte de l’Espau ?
    Le nom de l’Espau n’est pas écrit dans Travers comme dans le Dictionnaire des Terres de M. Le Cornulier, mais ce ne serait pas une raison pour que ce ne fût pas le même nom. J’ai plus confiance dans la manière dont M. Le Cornulier a écrit ce nom.
    Je lis encore dans le même dictionnaire, p. 178, que la terre de Lespau (sic) appartenait en 1662 au même Pierre Noblet. Elle était située en La Chapelle-sur-Erdre. J.F. Voir l’article Pirmil.

    Je reste très dubitative sur l’assimilation des lieux de l’Espau situé à La Chapelle sur Erdre, et l’origine du même nom de lieu pour cette porte située sur la Sèvre. Je n’ai pas trouvé d’autres notes ou explications.

    le Châtelet, rue Dos d’Ậne, Nantes : maison du 16ème siècle, démolie en 1914

    Tout change.
    Pour atteindre Pirmil en bus, depuis Basse-Goulaine et Saint-Sébastien, nous avons désormais une ligne qu’ils appellent « bus-way » C9
    Comme si la langue française n’était pas assez riche !!! Moi, de telles lignes m’écorchent la langue.
    Bref, vous l’avez compris, nous vivons la modernité.

    Mais, dans cette modernité, l’histoire tente de transparaître.
    Car, si vous prenez le C9, ligne qui mêne de Basse-Goulaine à Pirmil par Saint-Sébastien, vous avez la surprise de vous arrêter aussi à un arrêt que je qualifierais de tout à fait IMPROBABLE, car au milieu de nulle part, dans ce qui reste en bas de la rue Saint Jacques, non desservie par les bus, que nous croisons seulement.
    Bref, nous nous arrêtons en haut du parking Pirmil, avant de tourner dans ce qui reste de la rue Dos d’Ậne.

    Dans les années 1940 à 1960, ma grand mère, qui demeurait rue Saint Jacques, appelait ce coin « le Châtelet », et je ne l’entendais jamais dire « rue Dos d’Ậne ». Ainsi, l’usage voulait qu’on ait conservé un nom, que j’entends désormais, dans le C9, lorsque l’arrêt avant Pirmil, au bas de la rue Saint Jacques, est annoncé par le haut-parleur.
    Hélas, en vérifiant le nom de l’arrêt sur le site de la TAN (les transports Nantais), je découvre ahurie, qu’ils écrivent « Châtelets », avec un pluriel !!!!

    IL N’Y A JAMAIS EU DE PLURIEL!!!!

    Voici l’origine de ce Châtelet, au singulier, car ce fut une unique maison, que l’on appelait ainsi. Ce qui suit a été écrit par Paul de Berthou, et ses notes sont en ligne sur le site des Archives de la ville de Nantes. Ceci est un document fiable :

    • Rue Dos d’Ậne, de la place Pirmil à Pont-Rousseau

    1615 : … la ville demanda le renvoi des munitions fournies. Elles revinrent par la Porte de L’Espau, qui existait au bout de la rue Dos d’Ậne. (Travers, III, 198)
    1650 : On bâtit en Dos d’âne la Guérite de garde (Travers, III, 440). Dans la Marie Mellier, VI, 331, on lit l’inscription qui était au dessus de la Porte de la Garde, dans le quartier nommé Dos d’Ậne. L’inscription sur cette porte fut construite en 1680, Jacques Fremon étant maire.
    Il est vraisemblable que la Guérite de Garde et la Porte de Garde ne font qu’un. J.F .
    Pendant la Révolution, la rue Dos d’Ậne fut nommée rue Caton. A la Restauration, elle reprend son nom de Dos d’Ậne (Etrennes du Commerce, 1793, p. 133 ; – Nomenclature des rues, 19)
    1840 : l’Ordonnance royale du 26 septembre 1837 qui fixe à 10 m la largeur de la traverse, atterne dans les rues de Biesse, Vertais et Dos d’Ậne 180 maison qui doivent céder à la voie publique une superficie d’environ 3 500 m. Parmi ces maisons, 102 surtout présentent une sorte de saillies véritablement intolérables et leur démolition immédiate ou prochaine a été arrêtéer en principe. (Le Breton, 7 mai 1840, p. 2)
    1914 : Près de la rue Dos d’Ậne, en dehors des maisons du côté sud, vers la campagne, et à peu près vers son milieu, se voyait une vieille maison de campagne, dite « le Châtelet », petit corps de logis à un étage, de plan à peu près carré, flanquée d’une tour ronde, contenant l’escalier. Dans la logis il n’y avait qu’un chambre nasse et chambre haute. Cette maison, peut-être du XVIIème S. existait encore toute ruinée en janvier 1914. En février 1915 il n’en restait plus rien. Elle a dû être démolie au printemps 1614 avant la guerre. Les matériaux eux-mêmes avaient été enlevés.

    Cette maison, à l’escalier en tour ronde, était certainement construit avant 1600, date à laquelle on avait déjà intégré l’escalier dans le corps principal de bâtiment.

    Et surtout, je vais revenir sur cette maison, car elle est le signe d’une population assez mélangée dans ce fauxbourg de Nantes, dont je viens de retranscrire les registres, et dont je vais vous parler plus tard.

    Je vous ai déjà parlé de cette rue :
    Canadiens descendants de Louis Bureau dit « Sans-Souci », en ce jour de fête du centenaire de René Bureau, voici la rue Dos d’Âne de vos origines, presque comme elle était en 1640

    Partages en 3 lots des biens de feu Jean Porcher : Saint Sébastien sur Loire et Nantes à cause de Sèvres 1640

    le bien est modeste, mais le partage fut fait après cordelage, qui dut coûter fort cher, car il occupe plus de 30 pages de papier, et pour établir les lots, il a également fallu autant de papier.
    Nous avons coutume de voir les chambres de maison divisées en plusieurs parties et ici c’est le cas, mais, chose absoluement remarquable les 3 divisions de la maison à une seule chambre ont été estimées chacune séparément, et vous allez constater que si on a l’évier ou la cheminée ou rien le prix varie beaucoup.
    Quant aux parcelles de terre elles sont nombreuses mais très petites, voir minuscules, mais elles ont été cordelées avec une très grande précision, (enfin pour autant que l’usage de la gaule et la corde pour mesurer le permettait)

    et je descends de ces Porcher, précisément, je descends de cette Renée Porcher qui est la plus jeune des 3

    L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales de Loire-Atlantique, série AD44-4E2 – Voici la retranscription de l’acte (voir ci-contre propriété intellectuelle) :

    Le 8 août 1639 (devant Delacroix notaire royal à Nantes) partages en 3 lots des maisons, terres et héritages de la succession de défunt honneste personne Jean Porcher, qui étaient indivises et non partagées entre Michel Porcher laboureur au village de Portechaise à StSébastien, Sébastien Corgnet et Isabelle Porcher sa femme, demeurant au lieu de la Douettée à StSébastien, et Renée Porcher, village de Portechaise, assistée de Julien Pergeline, Md tanneur à Nantes son curateur, lesdits Porcher enfants et héritiers dudit défunt Porcher, icelles lottyes faites et composées par ladite Renée Porcher et ledit Julien Pergeline son curateur particulier sur le grand du cordaige et prisage fait entre eux, raporté par Me Pierre Poulain notaire et Couiaud greffier de la juridiction de Sesmaisons le 8 août 1639, pour estre procédé à la choisie d’icelles selon leur rang :

  • 1er lot
  • ung logis ayans son plancher et une cheminée, appellé eschauffateur, coupvert à thuile, situé au village de Saisvres paroisse de StSébastien avec les rues et issues au devant et niveau d’iceluy logis, ainsi qu’il se poursuit et comporte, bourné d’un cousté tant la rue dudit logis que dudit village d’autre costé jardin cy après, d’un bout à Sébastien Aubin d’autre bout logis cy après de la 2ème lottye – avec portion de jardin estant au derrière desdits logis et de l’aire adjaçante, et des haies et fossés qui en dépendent f°2/ bourné d’un costé à Sébastien Aubin d’autre costé jardin cy après, d’un bout logis cy devant, d’autre bous ung petit chemin qui conduit dudit village aux Perrières contenant ladite portion de jardin et aire une boisselée et deux quarts moings ou environ à icelle prendre du costé vers ledit Aubin et au désir de 3 bournes mises à séparer ledit jardrin, prisée icelle portion de revenu annuel ayant esgard à la réduction en faire parles priseurs laboureurs au prix de 27 sols 6 deniers – Une petite saulaye proche ledit jardin ayant ses douves mutuelles d’un costé bourné d’un costé le pré Madame d’autre costé le chemin d’un bout auxdits héritiers defune Michel Meneust, d’autre bout les communs dudit village de Saivres contenant une corde et demie faisant 15 gaules prisé de revenu annuel 12 sols la boisselée soit 3 sols – Au petit pré de Saivres une petit quanton de pré contenant 12 cordes et ung quart, faisant 2 boisselées 5 gaules et demie, bourné d’un coté aux enfants et héritiers de defunt honorable homme Pierre Aubin d’autre costé au seigneur de la Civelière d’un bout la ripvière de Saivre d’autre bout sauzaye à Claude Landays prisé de revenu annuel 30 sols la boisselée soit 62 sols 9 deniers – f°3/ Au clos de l’Orselière ung rasot de vigne rouge contenant 2 cordes trois quarts bourné d’un costé à Pierre Bourdon d’autre costé à la veuve de Michel Meneust, d’un bout aux héritiers de defunt Denis Coquin d’autre bout à la veuve de Michel Pergeline prisé 28 sols l’hommée de revenu annuel soit 10 sols 5 deniers – Plus audit cloux ung autre rasot de vigne contenant 22 gaules bourné d’un costé à ladite veuve Michel Pergeline d’autre costé audit Jean Gourdineau d’un bout à ladite veuve Meneust d’autre bout aux héritiers feu Jacques Bureau prisé de revenu annuel 28 sols l’hommée soit 8 sols 2 deniers – Encore audit clos ung autre rasot de vigne rouge contenant ung quart d’hommée une gaule un quart, bourné d’un costé à Jean Bacheleau d’autre costé à (blanc) d’un bout à honorable homme Estienne Bureau d’autre bout audit Bacheleau prisé de revenu annuel 28 sols l’hommée soit 7 sols 5 deniers – En la pièce des Terseries ung quanton de terre ayant sa haye d’un costé contenant demie boisselée moing 2 gaules bourné d’un costé à la veuve dudit Jan Cocquin d’autre costé le chemin conduisant du grand chemin de Clisson au village de Saivres d’un bout Roberd Ruau d’autre bout à la veuve Sébastien Lamy, prisé de revenu annuel au prix de 25 sols la boisselée soit 11 sols 8 deniers – f°/4 En la pièce de l’osche Tiemot ung quanton de terre labourable contenant une boisselées trois quarts bourné d’un costé à Sébastien Aubin d’autre costé à Pierre Corgnet d’un bout à Guillaume Mestaireau d’autre bout à Jacques Aubin prisé de revenu annuel 21 sols la boisselée, soit 37 sols 10 deniers – En la pièce du Bois des Michels ung quanton de terre labourable contenant 2 boisselées 3 gaules bourné d’un costé à René Recoquillé et femme, d’autre costé à Jean Lemerle et femme à cause d’elle, d’unbout audit Lefeubvre d’autre bout le chemin qui conduit de Nantes à Goulaines prisé de revenu annuel au prix de 23 sols la boisselée soit 46 sols

  • 2e lot
  • Une autre chambre de logis ayant aussi son plancher au dessus avecq son esvier enfermé de terrasse audit village de Saivres aboutant au logis employé au 1er lot, son estable et petite soue à costé avec les rues et issues au devant et niveau de ladite chambre dudit estable et de ladite soue, ainsi que le tout se poursuit et contient bourné d’un costé tant la rue dudit logis que dudit village f°5/ d’autre costé le val cy après, d’un bout ladite chambre du 1er lot, d’autre bout à la veuve dudit Me Michel Meneust, avec ledit val à costé portion de jardrin au derrière, contenant ledit val et portion de jardin deux tiers de boisselées, ou environ, ledit val et porion de jardin bourné d’un costé et bout tant à ladite veuve Meneust qu’aux enfants de feu Gilles Halbert d’autre costé tant aire que jardrin du 1er lot, trois bournes entre eux pour les séparer, ladite chambre de maison estable soue val et portion de jardin prisés de revenu annuel eu esgard au prisage et réduction en fait par le priseur laboureur et du consentement des parties 67 sols 6 deniers – Près ledit village de Saivres ung quanton de pré et saulzaie ayant sa haie d’un costé et d’un bout contenant 2 boisselées 3 gaules bourné d’un costé audit Jean Legay d’autre costé les communs dudit village d’un bout un petit chemin qui conduit des petits prés à iceluy village de Saivres, d’’autre bout aux héritiers feu honorable homme Jan Bureau, prisé de revenu annuel 35 sols la boisselée soit 71 sols 9 deniers – f°6/ Au cloux du Heron une planche de vigne rouge franche contenant 28 gaules moings un sixième de gaule, bourné d’un costé à Sébastien Porcher d’autre costé à Julien Halbert et femme d’un bout au sieur Jacques Legay, prisé de revenu annuel 30 sols l’hommée soit 11 sols 2 deniers – Audit cloux un autre petit rasot de vigne rouge contenant 3 gaultes et un tiers, bourné d’un costé audit Halbert d’autre costé à Sébastien Regnaud, prisé de revenu annuel 30 sols l’hommée soit 1 sol 4 deniers – Audit cloux du Chiron ung autre petit rasot de vigne rouge contenant 7 gaules et demie bourné d’un costé et des deux bouts Claude Landays prisé de revenu annuel 30 sols l’hommée soit 3 sols 1 denier – Audit clos un rasot et la moitié d’un autre rasot contenant ensemble 6 gaules, bourné d’un costé aux enfants de defunt Jacques Legay, d’un bout aux enfants et héritiers d’André Corgnet d’autre bout aux héritiers Sébastien Porcher prisé de revenu annuel 30 sols l’hommée soit 2 sols 5 deniers – f°7/ En la pièce de la Grand Lande ung quanton de terre labourable ayant sa haye d’un bout contenant 2 boisselées et demie et sixième de gaule bourné d’un costé à Pierre Porcher d’autre costé à la veuve d’Anthoine Meneust d’un bout aux enfants et héritiers du sieur Jan Bureau d’autre bout le chemin qui conduit de la Jaulnaye à Clisson, prisé de revenu annuel 21 sols la boisselée soit 52 sols 6 derniers – En l’osche Grande ung autre quanton de terre labourable contenant une boisselée et un huitième de boisselée, bourné d’un costé à Ollivier Corgnet de la Veillerie d’autre costé à Michel Huchet et autres d’un bout aux héritiers de defunt René Porcher et d’un bout à Perrine Bureau veuve Bertran Delaunay, prisé de revenu annuel 23 sols la boisselée soit 25 sols 10 deniers – En la pièce du bois des Michels ung quanton de terre labourable contenant une boisselée bourné des 2 costés auxdits partageants et autres d’un bout le grand chemin qui conduit de Nantes à Haute Goulaine d’autre bout audit sieur Lefeuvre prisé 23 sols de revenu annuel –

  • 3e lot
  • f°8/ Au cloux du Mileau en la paroisse de Rezé, ung quanton de vigne blanche ayant ses haies d’un costé et des deux bouts, contenant 28 cordes trois quarts faisant 3 hommées quatre cinquième 9 gaules et ung quart, bourné d’un costé au sieur Jacques Losry et femme à cause d’elle, d’autre costé à Thomas Luzet d’un bout le chemin qui conduit de Gaignerie au Pasty d’autre bout un autre petit chemin qui conduit de la ripvière de Saivre au port de la Morinière prisé de revenu annuel 45 sols l’hommée soit 8 livres 15 sols 3 derniers – En la pièce des Tesryes en St Sébastien ung petit quanton de terre labourable contenant 3 gaules et 3 cinquième de gaule bourné d’un costé et d’un bout à Sébastien Regnaud d’autre costé à Roberde Riau veuve André Corgnet prisé de revenu annuel 25 sols la boisselée soit 19 deniers – En ladite pièce des Tesries ung autre petit quanton de terre labourable contenant 4 gaules et ung quart bourné d’un costé à Julien Regnaud d’autre costé et d’un bout à la veuve dudit sieur Jan Coquin prisé de revenu annuel f°/10 25 sols la boisselée soit 20 sols 9 deniers – En ladite pièce ung autre quanton de terre contenant ung quart de boisselée bourné d’un costé et d’un bout audit sieur Jacques Legay d’autre costé ledit chemin cy dessus d’autre bout audit Sébastien Porcher, prisé de revenu annuel à 25 sols la boisselée soit 6 sols 3 deniers – Encore en ladite pièce ung autre quanton de terre labourable contenant demie boisselée ung dixième et deux tiers de gaule bournée d’un cousté à Sébastien Regnaud d’autre costé audit Sébastien Porcher et aboutée d’un bout aux enfants et héritiers feu f°11/ Guillaume Foucaud d’autre bout la terre Sébastien Cheneau prisée de revenu annuel 25 sols la boisselée soit 15 sols 3 deniers – Davantage en ladite pièce ung autre quanton de terre labourable contenant demie boisselée ung quinzième bournée d’un costé à Roberde Viau d’autre costé à la veufve Denyau d’un bout à Julien Regnaud d’autre bout à maistre Julien Martin prisé de revenu annuel 25 sols la boisselée soit 14 sols 2 deniers – En ladite pièce des Herseries ung autre quanton de terre labourable contenant f°12/ avecque sa haye d’un bout ung tiers de boisselée 4 gaules deux tiers bournée d’un costé et d’un bout aux enfants et héritiers de defunt Guillaume Foucaud d’autre costé à Pierre Porcher et femme d’autre bout le chemin conduissant de Clisson à Saivres prisé de revenu annuel 25 sols la boisselée soit 10 sols 3 deniers – En icelle dite pièce ung quanton de terre labourable contenant cinq sixième de boisselée moings 2 gaules bourné d’un costé Michel Pergeline d’autre costé à Guillaume Carsil de Saivre, d’un bout au sieur Jan Dupont f°13/ et femme à cause d’elle, d’autre bout audit Sébastien Porcher, prisé de revenu annuel 25 sols la boisselée soit 20 sols 8 deniers
    A la charge de chacun desdits partaigeants de payer et acquiter à l’advenir toutes et chacunes les rentes charges et debvoirs qui peuvent estre deus sur lesdites choses chacun sur sa lotie qui luy eschoira et adviendra, en faire les redebvance et obéissance aux seigneurs de qui lesdites choses relèvent. Arresté par ladite Renée Porcher et par ledit Julien Pergeline son curateur particulier par devant nous Pierre Delacroix f°14/ notaire royal à Nantes soubzsigné ce 14 novembre 1640 après midy, ladite Renée Porcher a dit ne savoir signer
    Le 19 novembre 1640 après midi devant nous notaires de le cour de Nantes soubsignés ont été présents Michel Porcher laboureur demeurant au village des Portechaises paroisse de Saint f°15/ Sébastien d’Aigne d’une part, et Sébastien Corgnet aussi laboureur et Elizabel Porcher sa femme de son mary aurotisée, demeurant au lieu de la Douettée paroisse de Saint Sébastien, et Renée Porcher demeurante au village de Portechaise assistée du sieur Julien Pergeline Me tanneur son curateur particulier demeurant à Nantes paroisse saint Similien, lesquelles parties après lecture faite de mot à mot et d’articles en autre des 3 lottyes cy devant escriptes ont dit les avoir eues amplement en communication et les trouver être esgales et bien faites et consentent qu’il soit présentement procédé à la f°16/ choisie d’icelles et de fait ont présentement procédé et procédant a ledit Michel Porcher comme aîné choisi la 2ème lottye, lesdits Sébastien Corgnet et femme comme seconds choisissants ont choisi me 1ère lottye, et à ladite Renée est demeurée la 3ème et dernière lottye. »